Syrie: près de 500 malades attendent encore d’être évacués de Ghouta orientale

En Syrie, douze malades ont pu quitter mercredi 27 décembre la Ghouta orientale, à l’est de Damas, cette zone rebelle assiégée par les troupes du régime depuis trois ans, dans le cadre d’un accord conclu avec les autorités syriennes. Depuis le début de cette opération d’évacuations sanitaires, 16 malades ont pu sortir de la Ghouta orientale. Mais il reste de nombreux cas qui ont besoin de soins à l’extérieur de cette zone.

Avec notre correspondant à Beyrouth,Paul Khalifeh

L’ONU estime que près de 500 malades qui n’ont pas accès à des soins médicaux appropriés en raison des pénuries de médicaments et de médecins spécialisés, ont besoin d’être évacués le plus tôt possible. Le Comité internationale de la Croix-Rouge, qui organise les évacuations avec le Croissant-Rouge syrien, a espéré dans un communiqué que les autres malades pourront partir prochainement. Mais aucun calendrier sur les opérations d’évacuations n’a été publié.

La porte-parole du CICR en Syrie, Ingy Sedki, a précisé que la majorité des douze malades évacués mercredi sont des enfants souffrant pour la plupart de cancer, avec des membres de leur famille. Les Nations unies affirment que 16 malades sont morts depuis le mois de novembre dans la Ghouta orientale, assiégée par l’armée syrienne, et où vivent encore 400 000 personnes.

Après la défaite du groupe Etat islamique dans l’est syrien, les combats se concentrent maintenant aux portes de la province septentrionale d’Idleb. L’armée syrienne, soutenue par son allié russe, est à l’offensive depuis des semaines dans cette province, en grande partie contrôlée par les jihadistes de Fateh al-Cham, l’ex-branche d’al-Qaïda en Syrie. Les combats se déroulent sur un front allant du sud-ouest au sud-est de cette région.

Ces derniers jours, l’armée syrienne s’est emparée de plusieurs villages et hameaux, ce qui lui permet d’établir des têtes de pont, en prévision d’une offensive d’envergure. Mercredi 27 décembre, le chef d’état-major de l’armée russe, le général Valeri Guérassimov avait déclaré que 2018, sera l’année de l’anéantissement des jihadistes du Front al-Nosra, l’ancien nom de la branche d’al-Qaïda en Syrie.

Source: RFI

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