Nouvelles taxes en Côte d’Ivoire : sous pression du patronat, le gouvernement va-t-il revoir sa copie ?

Censée être entrée en vigueur le 2 janvier, l’annexe fiscale de la loi de finances 2018 suscite de nombreuses critiques dans le secteur privé. L’État pourrait récolter « au moins 150 milliard de francs CFA » supplémentaires. Mais face au mécontentement, Alassane Ouattara a demandé lundi à son gouvernement d’approfondir les discussions avec le patronat.

Voté à la fin de l’année 2017, l’annexe fiscale de la loi de finances 2018 n’en finit plus de faire réagir les acteurs du secteur privé. Le patronat ivoirien souhaite qu’elle soit suspendue en attendant que les discussions avec le gouvernement, demandée par le président Alassane Ouattara, aient lieu. « L’application de certains articles de cette annexe fiscale causera sans nul doute de graves préjudices à certains secteurs de notre économie et en particulier aux PME », estime son président Jean-Marie Ackah.

Censée entrée en vigueur le 2 janvier, ce document contient plusieurs types de mesures, dont une majorité a pour but de renforcer les moyens de l’État, autrement, il s’agit de mobiliser d’avantage de ressource, tout en conformant la législation ivoirienne aux normes communautaires fixées dans l’Union monétaire Ouest-Africain (UEMOA).

« Ces mesures pourront rapporter au moins 150 milliard de francs CFA à l’État, mais elles sont très contraignantes pour les entreprises », explique Noël-Faustin Koumaé, spécialiste en fiscalité au sein du cabinet d’avocat Bile-Aka, Brizoua-Bi & Associés.

Source: Jeune Afrique

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