Ligue des champions: Karim Benzema envoie le Real Madrid en finale

A l’issue d’une demi-finale retour haletante à Santiago-Bernabeu ce 1er mai, le Real Madrid a obtenu son ticket pour une troisième finale de la Ligue des champions consécutive en obtenant le match nul face au Bayern Munich (2-2). Karim Benzema a inscrit les deux buts des Madrilènes. Les Bavarois peuvent regretter leurs occasions manquées et l’erreur fatale de leur gardien Sven Ulreich.

Le Real Madrid y est. Le 26 mai prochain, à Kiev, le géant espagnol disputera sa troisième finale de la Ligue des champions d’affilée. Pour y parvenir, les Merengue ont dû sortir le bleu de chauffe pour éliminer le Bayern Munich ce mardi 1er mai. Et c’est sans gagner que le Real s’est qualifié face au champion d’Allemagne (2-2).

Comme attendu, c’est un Bayern sans complexe qui s’est présenté à Madrid. Battus la semaine dernière chez eux (1-2), les Bavarois savaient qu’ils devaient marquer au moins deux buts pour espérer aller plus loin. Et le match a débuté de la meilleure des façons pour les visiteurs avec l’ouverture du score signée Joshua Kimmich, comme un bis repetita de la demie aller (3e).

La rédemption de Benzema

Déjà très secoués au tour précédent dans leur stade par la Juventus, les Madrilènes n’ont pas douté très longtemps. Karim Benzema, auteur d’une saison un peu décevante (41 matches, 9 buts et 10 passes décisives toutes compétitions confondues avant le coup d’envoi) et pas épargné par les critiques et même les sifflets ces dernières semaines, s’est chargé de rassurer les siens. D’une tête bien placée, le Français a remis les équipes à égalité (11e).

Dans un premier acte très intense, le Bayern a quand même eu les meilleures occasions. Face à un Franck Ribéry très remuant et un Thomas Müller dangereux mais peu adroit, le Real a plié mais a tenu jusqu’à la pause. Si Cristiano Ronaldo a été peu influent, Karim Benzema a su prendre le relai. Les Allemands, eux, auraient peut-être dû obtenir un penalty après une main de Marcelo dans la surface dans le temps additionnel.

Terrible erreur d’Ulreich

La seconde période a commencé pied au plancher. Et le Bayern Munich a été trahi par son propre gardien après une vingtaine de secondes seulement. Sur une passe en retrait de Corentin Tolisso, Sven Ulreich a eu ce qu’on peut qualifier de « bug ».Il semble avoir voulu se saisir du ballon à la main, mais il s’est ravisé au dernier moment car le règlement est clair : interdiction de toucher le ballon de la main sur une passe d’un coéquipier. Alors, le remplaçant de Manuel Neuer s’est arrêté et, au lieu de dégager le cuir, il l’a laissé passer.

Karim Benzema, qui avait mis la pression sur le portier, n’avait plus qu’à surgir pour pousser le ballon au fond des filets et donner l’avantage aux Merengue (46e). Cela faisait quatre ans qu’il n’avait plus marqué de doublé en Ligue des champions. Quand il a cédé sa place à Gareth Bale à la 72e, l’ancien Lyonnais a été ovationné par son public à nouveau derrière lui

Le Bayern a frôlé l’exploit

A 2-1, la donne restait quand même claire pour les Bavarois : après le premier but de Benzema, ils devaient de toute façon marquer deux fois pour se qualifier à coup sûr. Le miracle s’est mis en marche à la 62e. James Rodriguez, un ancien de la Maison Blanche, s’est rappelé au bon souvenir du Real en égalisant de près. Fidèle à sa parole, le Colombien n’a pas célébré son but, par respect pour le maillot qu’il a porté pendant trois saisons avant de rejoindre le Bayern l’été dernier.

La dernière demi-heure de jeu a été très enlevée de part et d’autre. Le Real comme le Bayern ont cherché le coup fatal. Ronaldo a failli mettre les siens à l’abri, mais le Portugais, comme au match aller, n’était pas dans un bon soir. Et petit à petit, c’est bien les Bavarois qui ont pris l’ascendant.

Malheureusement pour eux, comme à l’Allianz-Arena, ils ont manqué de justesse dans le dernier geste. Des frappes pas assez appuyées, des centres fuyants, des tirs juste à côté du cadre, des tacles et des sauvetages sur la ligne comme ceux de Keylor Navas dans la tempête des dernières minutes… Rien n’a voulu rentrer. A l’issue de ces deux matches, le Bayern peut nourrir des regrets car il y avait sans doute la place de passer.

C’est donc le Real Madrid qui jouera sa troisième finale d’affilée, une première depuis la Juventus de 1996, 1997 et 1998. Face à Liverpool ou l’AS Roma, le club madrilène cherchera un troisième sacre européen consécutif, exploit inédit depuis le Bayern Munich de 1974, 1975 et 1976.

Source: RFI

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