La RDC est le pays d’Afrique qui compte le plus de déplacés internes

Selon un rapport publié la semaine dernière par l’Observatoire des situations de déplacement interne, une structure qui dépend du Conseil norvégien pour les réfugiés, 15 000 Africains sont déplacés chaque jour à l’intérieur de leur propre pays. Ainsi, 2,7 millions de personnes habitant sur le continent ont été déplacées à l’intérieur de leur propre pays durant le premier semestre 2017. La conséquence de conflits dans 75% des cas. Le pays le plus touché reste la RDC.
Le Conseil national norvégien pour les réfugiés en RDC lance un nouveau cri d’alarme par la voie de sa responsable des programmes, Bouthaïna Toujani. Le pays traverse une crise humanitaire de grande ampleur : 997 000 personnes ont été déplacées entre janvier et juin 2017, selon le rapport Afrique 2017 de l’Observatoire des situations de déplacement interne. Plus de 4 millions au total sur ces dernières années. Et ce en raison des tensions politiques et des conflits liés à l’existence de plusieurs groupes armés qui minent plusieurs régions du pays.

« Sur l’année 2017, on a vu vraiment apparaître une explosion de violences dans tous les coins du pays, explique-t-elle. Historiquement, le Nord-Kivu reste la province la plus touchée. Mais on a depuis cette année le Tanganyika et le Kasaï, qui sont des provinces affectées. Et le Sud-Kivu aussi. Tous ces conflits, toute cette violence, engendrent un phénomène de déplacement sans précédent. »

Manque de financements

Une situation d’autant plus grave que seulement une partie de l’argent promis en 2017 par la communauté internationale a été versée. « On est en train de vivre une crise majeure au Congo, comme il n’y en a pas eu depuis bien longtemps, et en parallèle, on a des financements qui ont fortement baissé ces deux dernières années, souligne Bouthaïna Toujani. Pour ne citer que l’année 2017, on n’est encore qu’à 50% de financement de fonds qui avaient été estimés nécessaires fin 2016 pour couvrir les besoins de 2017. Sachant que la situation évidemment est bien au-delà de ce qu’on envisageait fin 2016. »

Un manque de financements et ce malgré le fait que l’ONU ait activité au mois de juillet dernier son plus haut niveau d’urgence pour le pays.

Source: RFI

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