Jugé pour viols, l’ex-secrétaire d’Etat Georges Tron dénonce un «complot»

Georges Tron, ancien secrétaire d’Etat et actuel maire de Draveil, en banlieue parisienne, comparaît depuis mardi 12 décembre devant les assises de Seine-Saint-Denis, au nord de la capitale. Il est accusé, avec l’une de ses adjointes, de viols et d’agressions sexuelles. Ce mercredi, les deux plaignantes seront entendues par la cour.

Visage fermé, bouche pincée, Virginie Faux et Eva Loubrieu n’ont pas pu mardi regarder Georges Tron dans les yeux. Ces deux anciennes employées municipales devront ce mercredi expliquer à la cour d’assises de Bobigny la façon dont ces agressions sexuelles se seraient déroulées.

A l’origine, il y aurait eu des séances de réflexologie plantaire, une médecine alternative qu’a longuement développée l’ex-secrétaire d’Etat à la Fonction publique et actuel maire de Draveil à l’ouverture de son procès, mardi.

En première instance, une ordonnance de non-lieu avait été prononcée. Aujourd’hui, l’avocat de Georges Tron, Me Eric Dupond-Moretti, entend bien rappeler les motivations des juges de l’époque. « On met en exergue clairement, et je pèse mes mots, les mensonges des plaignantes. On tient également à rappeler que le Front national est derrière tout cela », a-t-il souligné.

L’ancien secrétaire d’Etat s’estime victime d’un « complot » de ses adversaires politiques du Front national. En face, les deux anciennes employées l’accusent de viol et persistent. Ce sera donc parole contre parole.

L’avocat de Georges Tron demandera l’acquittement. « Georges Tron est totalement innocent des accusations portées contre lui. Il n’a strictement rien à faire ici », plaide Eric Dupond-Moretti.

Mais ce mercredi, ce sont les deux plaignantes qui seront entendues par les jurés d’assises – cinq femmes et un homme. Georges Tron encourt 20 ans de prison.

Source: RFI

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