JO 2020: le CIO juge que Tokyo sera à l’heure

Les sites olympiques de Tokyo seront prêts pour 2020, a jugé lundi 11 décembre le Comité international olympique (CIO) au début d’une visite de trois jours au Japon. Fin 2015, le coût du futur stade olympique avait provoqué l’indignation de l’opinion publique et poussé le gouvernement à abandonner le projet initial.

Après une déconvenue de taille dans le projet de grand stade olympique il y a deux ans, les organisateurs de Tokyo 2020 étaient sous surveillance. Fin 2015, le coût du futur stade olympique avait provoqué l’indignation de l’opinion publique et poussé le gouvernement à abandonner le projet initial de l’architecte irako-britannique Zaha Hadid pour un autre près de deux fois moins cher, conçu par l’architecte japonais Kengo Kuma.

Des dates respectées

Tokyo 2020 a pu dévoiler fin novembre un premier nouveau site permanent, qui accueillera la compétition de badminton, l’épreuve d’escrime du pentathlon moderne et le tournoi de basket des paralympiques. Le nouveau stade national, dont le premier projet avait été mis au rebut par le Premier ministre Shinzo Abe en raison de son coût exorbitant de près de deux milliards d’euros, sera lui terminé en novembre 2019. « Il y a à présent six autres sites en cours de construction et, vu les progrès réalisés sur le stade national, nous sommes convaincus que les dates que vous avez fixées seront respectées », a dit John Coates, vice-président du CIO, à l’organisation.

Parmi les autres déboires, les organisateurs ont dû changer le logo de Tokyo 2020 l’an dernier après des accusations de plagiat. Plus grave, la victoire de Tokyo, face à Madrid et Istanbul en septembre 2013, est entachée de soupçons de versements de pots-de-vin sur lesquels enquête la justice française.

Faire baisser le budget

Il y a six mois, les organisateurs de Tokyo 2020 avaient réparti les estimations budgétaires à 13,2 milliards d’euros. Lors du budget initial il y a un an, Tokyo 2020 annonçait 14,1 milliards d’euros. John Coates, lors d’une réunion de la Commission de coordination du CIO pour sa quatrième visite à Tokyo, avait déclaré en juin dernier que le Comité international olympique était satisfait de la réduction du budget et de l’accent mis par les organisateurs sur la réduction des coûts. « C’est une des raisons qui peut attirer de nouvelles villes candidates, avait expliqué John Coates. Il faut les attirer vers une candidature, au lieu de les effrayer ». En septembre 2017 dernier, un panel d’expert de la ville de Tokyo avait alerté en indiquant que les dépenses pourraient atteindre 24 milliards d’euros.

Les enfants des écoles choisiront la mascotte

Début décembre, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et Paralympiques de Tokyo a présenté les trois finalistes du concours des mascottes, certaines dotées de grands yeux brillants comme dans les mangas, d’autres plus originales, comme un raton laveur roux et blanc.

Après l’embarrassante affaire du logo des Jeux, dont le dessin initial avait dû être changé en urgence l’an dernier en raison d’accusations de plagiat, les organisateurs de Tokyo 2020 ont décidé de laisser aux enfants des écoles le choix des deux mascottes finales, l’une pour les Jeux olympiques, la seconde pour les Jeux paralympiques. Le vote se déroulera du 11 décembre au 22 février prochain dans toutes les écoles primaires japonaises de l’archipel nippon et de l’étranger, et chaque classe aura une voix. Le tandem de mascottes vainqueur du scrutin sera annoncé le 28 février.

Dans le même temps, Tokyo 2020 avait confirmé que la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) avait approuvé les sites pour les deux nouvelles disciplines urbaines, le basketball 3×3 et le BMX freestyle.

Les autres sujets à l’ordre du jour cette semaine sont la sécurité, les efforts de réduction supplémentaire du budget de plus de 10 milliards d’euros et les protocoles antidopage.

Source: RFI

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