Iran: le Parlement veut moins de peines capitales pour trafic de drogue

Le Parlement iranien a adopté dimanche 13 août un amendement réduisant les cas d’application de peine de mort dans des affaires de trafic de drogue. Il doit encore être approuvé par le Conseil des gardiens de la Constitution, contrôlé par les religieux conservateurs.

Cet amendement pourrait sauver la vie de nombreux condamnés à mort qui sont dans les prisons iraniennes. En effet, il s’appliquera de manière rétroactive. Ce qui veut dire que les condamnés à mort pourraient aussi en bénéficier.

Selon cet amendement, la production ou la distribution d’héroïne, de cocaïne et d’amphétamines sera passible de la peine capitale au-delà de deux kilos contre 30 grammes jusqu’à présent. Le seuil passera à 50 kilos pour l’opium contre cinq kilos actuellement.

L’Iran est régulièrement condamné par les Nations unies et les organisations des droits de l’homme pour appliquer la peine de mort. Certains juristes avaient réclamé l’abandon de la peine capitale, mais le Parlement et la justice ont refusé cette option. Selon les médias, il y a des centaines de condamnés à mort pour trafic de drogue dans les prisons iraniennes.

2,8 millions de toxicomanes

Le nombre des toxicomanes a doublé en six ans et atteint aujourd’hui 2,8 millions contre 1,3 million il y a six ans. Ce qui veut dire que le nombre des trafiquants de drogue a également fortement augmenté ces dernières années. La pauvreté explique aussi cette forte hausse de la consommation de la drogue.

Cette drogue provient d’Afghanistan, où la production d’opium a fortement augmenté ces dernières années et a atteint 5 000 tonnes en 2016 contre 200 tonnes au moment de l’intervention américaine en 2001.

Source: RFI

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