Équateur: le président promet, encore, de reprendre le contrôle des prisons

En Équateur, le président Guillermo Lasso a annoncé lundi 15 novembre une opération massive de la police et de l’armée dans la prison de Guayaquil. Il promet des actions conjointes de l’État pour mettre fin aux massacres à répétition entre détenus dans les centres pénitenciers du pays. Celui de Guayaquil, qui abrite 8 500 détenus, a encore été le théâtre vendredi et samedi de nouveaux affrontements entre gangs rivaux. Ils ont fait 68 morts et 25 blessés.

Le cabinet de crise a été réuni sur place à Guayaquil, la deuxième ville de l’Équateur. Autour du président, une équipe remaniée : le chef du commandement interarmées a été remplacé, tout comme le directeur de l’agence chargée des 65 prisons du pays, des prisons surpeuplées où circulent drogues et armes de toutes sortes. Dans la plus grande, celle de Guayaquil, les membres de deux gangs rivaux se sont affrontés vendredi à coups d’armes blanches, mais aussi d’armes à feu et d’explosifs pour ouvrir les murs.

« Des ramifications politiques »
Guillermo Lasso annonce que 1 000 policiers et militaires ont été déployés pour tenter d’en reprendre le contrôle. « L’Équateur est gravement menacé de l’extérieur par l’offensive des mafias du narcotrafic, a-t-il déclaré. Ces mêmes mafias qui prétendent prendre le contrôle de toutes les prisons du pays et nous priver de sécurité dans les rues et les villes. »

Malgré les annonces du gouvernement depuis plusieurs mois, ces violences dans les prisons n’ont jamais cessé. Elles ont déjà fait plus de 320 morts depuis le début de l’année en Équateur. Le porte-parole de la présidence laisse entendre que ces massacres ont « des ramifications politiques » et visent à déstabiliser un gouvernement déjà fragilisé par la mise en cause du président Lasso dans l’affaire des Pandora Papers.

Source: RFI

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