Emilie König, la Française de Daesh la plus recherchée, arrêtée en Syrie

INFO RMC – Emilie König a été arrêtée en Syrie par les forces kurdes. Cette Bretonne de 30 ans était la Française de Daesh la plus recherchée des services de renseignements. Elle est aujourd’hui détenue dans un camp de réfugiés géré par les Kurdes.
Pendant des années, elle a été l’une des recruteuses les plus actives de Daesh. Emilie König, 30 ans, était la Française la plus recherchée de l’Etat islamique par les services de renseignements français, mais aussi étrangers. En septembre 2015, elle est la première femme inscrite par les Etats-Unis sur la liste noire des terroristes internationaux.

Emilie König est recherchée pour avoir notamment incité certains de ses proches en France à commettre des actions violentes. Depuis la Syrie, elle diffusait également des vidéos de propagande appelant au jihad armé. Elle avait quitté la France une première fois en juillet 2013, avant de revenir quelques semaines plus tard pour tenter de récupérer ses deux enfants. Elle était finalement repartie sans eux.

La Bretonne est aujourd’hui détenue dans l’un des camps de réfugiés géré par les kurdes. Selon des informations de RMC près d’une dizaine de Françaises et leurs enfants auraient également été arrêtés ces dernières semaines.

Deux mères de famille détenues en Syrie adressent une lettre à Emmanuel Macron
Deux d’entre d’elles ont adressé une lettre à Emmanuel Macron dans lesquelles elles décrivent des conditions de vie difficile. Ces deux mères de familles demandent au président de la République à être rapatriées en France pour assumer leurs actes. Elles assurent n’avoir rencontré en Syrie, aucun représentant des autorités françaises et ne pas avoir été interrogées non plus par d’autres services de renseignement. Contrairement à l’Irak, il n’y a pas du côté des Kurdes en Syrie de système judiciaire reconnu. Le Kurdistan syrien n’est pas un état.

Début novembre, Emmanuel Macron avait assuré que le cas de ces Françaises arrêtées avec leurs enfants seraient examinées « au cas par cas », mais sans jamais évoquer le cas de celles aux mains des Kurdes.

Source: BFMTV

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