Développement de l’internet : Abidjan abrite un forum international de partage d’expériences

Le 8e forum africain sur le peering et l’interconnexion (AFPIF) s’est ouvert, le mercredi 23 août 2017, à Abidjan.
Étendre l’infrastructure et les services Internet en Afrique en rassemblant les acteurs principaux pour développer les opportunités d’interconnexion, le peering et l’échange de trafic sur le continent. Tel est l’objectif de la 8e édition du forum africain sur le peering (relation commerciale entre fournisseurs d’accès internet qui consiste à se mettre d’accord pour fournir un accès gratuit à leurs consommateurs réciproques) et l’interconnexion (AFPIF).

Ouvertes, hier, par l’Internet Society, à Azalaï Hotel, à Abidjan, les assises se tiennent du 22 au 24 août. « Cette année, le forum revêt une importance particulière. Nous cherchons à souligner les avantages d’un écosystème interconnecté en Afrique de l’Ouest en accueillant ce forum à Abidjan », a indiqué Dawit Bekele, directeur de l’antenne régionale pour l’Afrique de l’Internet Society, ajoutant que l’AfPIF représente une opportunité unique d’explorer l’écosystème de l’interconnexion en Afrique en adoptant une perspective en matière de politique, d’infrastructure et de contenus.

Dawit Bekele a souligné que les sessions d’échanges permettront aux parties prenantes de nouer des contacts et d’offrir des opportunités qui impacteront la manière dont Internet affecte l’activité économique en Afrique et offriront aux participants un cadre de discussion sur la meilleure manière de saisir ces opportunités pour une Afrique mieux connectée. « L’écosystème Internet florissant est la fondation qui permettra d’atteindre 80 % de trafic Internet accessible localement et 20 % de trafic international d’ici l’année 2020 », pense-t-il.

Au nom de Diéméléou Amon Gabriel Bilé, directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (Artci), l’hôte du forum, son représentant a exprimé la joie de l’institution qu’il dirige d’accueillir les 180 délégués qui partageront leurs expériences en termes de connexion à Internet en Afrique. « Je note avec grand plaisir que ce forum cherchera à offrir des solutions que les gouvernements et les sociétés de télécommunications pourront adopter pour aider les pays africains à améliorer l’accès, la connectivité et l’utilisation d’Internet », s’est-il réjoui.

La Côte d’Ivoire est très engagée sur la voie de la démocratisation de l’accès à Internet. Un programme robuste de promotion de l’économie numérique est en cours de déploiement depuis 2011. Yves Miezan Ezo, conseiller technique au ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste, l’a fait savoir dans son discours d’ouverture des travaux du forum. « La Côte d’Ivoire met un point d’honneur à développer un écosystème internet sécurisé », a déclaré le représentant du ministre Bruno Koné.

Créée par des pionniers d’Internet, l’Internet Society (Isoc) est une organisation à but non lucratif destinée à assurer le développement, l’évolution et l’utilisation libres d’Internet. S’appuyant sur une communauté internationale de membres et de chapitres locaux grandissante, elle promeut l’utilisation des bonnes pratiques en matière de technologies et encourage l’adoption de politiques favorisant un accès universel à un Internet mondial de confiance. L’Internet Society constitue également le siège organisationnel de l’IETF (Internet Engineering Task Force).

Source: Fraternité matin

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