Cacao ivoirien: lancement d’un programme de lutte contre le swollen shoot visant la destruction de 100.000 ha

Le directeur général du Conseil café-cacao de Côte d’Ivoire, Yves Brahima Koné, a procédé lundi au lancement d’un Programme d’intensification de l’arrachage des vergers infectés par la maladie du swollen shoot, visant la destruction de 100.000 hectares de plantation sur trois ans.

L’opération a été lancée officiellement lors d’une cérémonie à Okoukoffikro (centre-ouest), un village de la ville de Bouaflé, situé à environ 300 Km d’Abidjan. Elle a réuni des chefs coutumiers, des paysans, des autorités préfectorales et plusieurs populations de la localité.

« Nous avons environ 100.000 hectares à arracher sur trois ans », a annoncé le directeur général du Conseil café-cacao, un organe assurant la régulation de la filière en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao avec 2 millions de tonnes.

« Malgré les efforts de la recherche et les actions du programme national de lutte contre le swollen shoot, le constat est que la maladie ne cesse de progresser », a dit M. Koné, soutenant que « l’arrachage des cacaoyers malades s’imposent comme la seule solution face à ce fléau ».

Faisant un état de la situation, le directeur chargé de l’appui au développement agricole du Conseil café-cacao, Jérémie Kouassi, a relevé qu’ »aujourd’hui, plus de 22.000 hectares de plantation ont été déjà arrachés en Côte d’Ivoire ».

Pour garantir le succès du programme un décret et deux arrêtés ont été pris rendant « obligatoire l’arrachage », a dit M. Jérémie Kouassi, ajoutant que tous les foyers affectés seront détruits de façon « systématique ».

Cette mesure vise à « empêcher la propagation de la maladie. (Et) il n’est plus question de dire je suis d’accord ou je ne suis pas d’accord », a souligné M. Kouassi, indiquant que pour le démarrage de l’opération 300 équipes ont été déjà mobilisées dans les zones cacaoyères.

Une somme de 50.000 F Cfa est prévue en guise d’incitation financière aux producteurs, a poursuivi M. Jérémie Kouassi, mentionnant que la supervision du programme va « durer deux ans afin qu’au bout de cinq ans, on ne parle plus de swollen shoot en Côte d’Ivoire ».

L’Agence nationale d’appui au développement rural (Anader) a en charge la gestion des parcelles arrachées. Il est par ailleurs prévu l’accompagnement des producteurs avec le ’’cacao Mercedes’’, une variété ivoirienne qui a un rendement très élevé à l’hectare.

Source: APA

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