Assemblée et Bundestag vont se prononcer sur une résolution franco-allemande

L’Assemblée nationale et le Bundestag allemand devraient approuver le 22 janvier, à l’occasion du 55e anniversaire du traité de l’Elysée, une résolution commune traçant des perspectives pour un nouveau traité et renforçant la coopération entre les deux Parlements.

« Réviser le traité de l’Elysée », conclu en 1963 par Charles de Gaulle et Konrad Adenauer est un des vœux du président français Emmanuel Macron. Un projet salué par des parlementaires allemands qui ont demandé l’adoption d’une résolution identique par les deux chambres basses. Le principe a été approuvé par le président de l’Assemblée nationale François de Rugy et par son homologue allemand Wolfgang Schäuble.

Le texte de cette résolution pour une relance du partenariat franco-allemand a été transmis aux groupes parlementaires qui ont jusqu’au 4 janvier pour l’approuver ou non.

Les deux pays s’engageraient en faveur d’une harmonisation significative des règles pour la réalisation du marché intérieur européen, avec l’objectif d’aboutir à un socle commun en matière d’égalité des chances, d’accès au marché du travail, de conditions de travail, de protection sociales, ainsi que d’égalité entre les hommes et les femmes. Afin que Français et Allemands puissent vivre et travailler sans entrave dans l’autre pays. Si ce projet aboutit, un groupe de travail franco-allemand, se mettra au travail pour proposer dans un an un nouveau traité entre les deux pays.

Un « passage en force » pour La France insoumise

Une résolution commune que les députés de La France insoumise ne signeront pas. Le groupe de Jean-Luc Mélenchon dénonce un « passage en force » et estime que c’est une erreur de vouloir refonder l’Europe en renforçant le couple franco-allemand. Ainsi, pour Adrien Quatennens, député de La France insoumise, « sur un tas de questions, on peut être partenaires bien évidemment et l’on peut être bons amis. Mais il faut bien voir que sur le plan démographique comme sur le plan économique, l’Allemagne et la France n’ont pas forcément les mêmes intérêts. D’ailleurs, les Allemands défendent en Europe très bien leurs intérêts, les intérêts d’une population qui est plutôt vieillissante, d’une démographie qui est plutôt déclinante, d’un pays qui n’a pas le même modèle social que nous puisqu’ils ont par exemple, pour ne citer que cela, un système de retraite par capitalisation alors que nous, nous avons un système de retraite par répartition. »

« Donc eux, poursuit l’élu LFI, ont besoin d’un euro fort et de valeurs boursières élevées, ce qui n’est pas notre cas. Et après, si vous avez regardé les détails, vous avez peut-être vu comme moi que sur la question de partenariat entre les deux Assemblées nationales française et allemande, on est dans quelque chose qui a presque une tonalité burlesque, c’est-à-dire que quand on dit par exemple que le président de l’Assemblée nationale allemande pourrait venir présider des séances à l’Assemblée nationale française, cela tient vraiment de la comédie pour le coup. »

Source: RFI

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