Afrique du Sud : tensions entre les communautés noires et indiennes

Le 12 juillet, Njabulo Dlamini succombe à ses blessures à l’hôpital. Ses agresseurs, un groupe d’Indiens sud-africains montaient la garde près des magasins afin d’éviter les pillages récurrents des dernières semaines.

À l’enterrement, les habitants noirs d’Inanda sont encore sous le choc. Qualifié d’acte raciste par les proches de la victime, ils ne comprennent toujours pas cet acte de violence injustifié.

« Ils ont commencé à le frapper de plus en plus fort. Il s’est réveillé et a couru », raconte Linda Dlamini, la sœur de la victime. « Alors qu’il essayait de courir, car il avait remarqué qu’il était attaqué, il a reçu une balle dans la tête et il est tombé. Après cela, ils ont continué à le battre, à le battre… »

Mercredi, plusieurs représentants religieux noirs ont défilé jusqu’au commissariat de police de Phoenix pour demander que justice soit faite afin « d’éteindre la colère du peuple ».

« Cela a pris un caractère raciste, bien que cela n’ait pas commencé de cette façon », explique le pasteur Vusi Dube. « Mais si nous ne l’arrêtons pas maintenant, cela va s’exacerber en racisme, et nous ne voulons pas voir cela. Si on ne se lève pas, si on ne se tait pas, alors oui, le racisme va augmenter de manière très sérieuse. »

D’autres mobilisations populaires ont tourné à la violence ces dernières semaines. À Phoenix, au moins 20 personnes noires ont été déclarées mortes la semaine dernière, donnant lieu aux allégations de racisme.

« Je veux dire que nous avons des voyous dans la communauté indienne, nous avons des voyous dans la communauté africaine », détaille Loven Karim membre du Community Policing Forum de Phoenix. « Peu importe à quel point vous parlez à ces voyous, ils ne vous écouteront pas, et, oui, nous n’approuvons pas ces actes. Ceux qui ont tué, ceux qui ont incendié des véhicules, doivent être traduits en justice. La justice doit être rendue, mais vous ne pouvez pas dire que tous les Indiens sont racistes ».

Même si les troubles entre les communautés se sont principalement apaisés, des citoyens armés continuent de surveiller leurs biens et leurs familles jusqu’à tard dans la nuit.

Source: AfricaNews

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