Accord sur le financement du Brexit: vives réactions côté britannique

Le Royaume-Uni accepte la facture du Brexit. Le gouvernement de Theresa May a indiqué aux médias être parvenu à un accord sur la façon de régler la question financière du divorce d’avec l’Union européenne et bien que Londres ne confirme aucune somme, les médias avancent le montant d’environ 50 milliards d’euros. Une proposition très proche des attentes européennes et qui provoquent beaucoup de réactions chez les pro comme anti-Brexit.

L’annonce d’un accord sur un chèque de départ estimé désormais à 50 milliards d’euros ne réjouit personne au Royaume-Uni et a provoqué une réaction brutale contre le gouvernement.

La Première ministre Theresa May a été immédiatement accusée de trahison par les plus ardents brexiters. « Totalement et complètement inacceptable » s’est étranglé Nigel Farage, chef du parti europhobe Ukip qui regrette que Londres ait plié offrant un « Noël avant l’heure à l’UE ».

Néanmoins du côté des ministres conservateurs défenseurs du Brexit, on observe une retenue assez étonnante : Boris Johnson, le ministre des Affaires étrangères qui avait déclaré avec fracas il y a quelques mois que Bruxelles pouvait toujours courir pour obtenir une telle somme, s’est contenté d’espérer que cette offre briserait l’impasse des négociations et permettrait enfin de passer à la seconde phase, c’est-à-dire les discussions sur les futures relations commerciales entre Londres et les 27.

Enfin, du côté de ceux qui s’étaient battus pour rester dans le giron européen, c’est l’amertume qui domine : le leader du Parti libéral-démocrate, Vince Cable, a regretté « un lourd tribut » à payer pour quitter une institution « dont le pays a bénéficié depuis des décennies ». Tandis que le travailliste Chuka Umunna a une fois encore dénoncé les mensonges du camp du Leave qui affirmaient durant la campagne du référendum que le pays n’aurait plus rien à devoir à l’UE.

Le négociateur en chef de l’Union européenne Michel Barnier souhaite un tel accord financier la semaine prochaine. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union doivent décider lors du sommet des 14 et 15 décembre à Bruxelles de la suite à donner aux négociations.

Source: RFI

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