6 idées reçues sur le cancer qu’il ne faut plus croire

On entend dire et on lit beaucoup de choses sur le cancer mais il est important de démêler le vrai du faux. A l’occasion de Journée mondiale de lutte contre le cancer qui se tient le 04 février, voici quelques idées reçues qui n’ont plus lieu d’être.

Une tumeur est forcément cancéreuse
FAUX. Les mots « tumeur » et « cancer » sont souvent considérés comme synonymes, ce n’est pourtant pas la même chose. La tumeur se définit comme une « augmentation de volume d’une partie de corps, souvent sans inflammation, causée par une croissance anormale des tissus, bénigne ou maligne ». Certaines tumeurs sont bénignes et peuvent être détruites en cours de croissance par les mécanismes de défense du corps humain.

Ces dernières ont tendance à rester à un seul endroit, donc à ne pas se propager à d’autres parties du corps et ne réapparaissent habituellement pas après avoir été enlevée. D’autres en revanche sont malignes, ce qui signifie que leur prolifération se fait au détriment des cellules voisines qui ne peuvent plus assurer leur fonction. C’est à partir de là que l’on parle de cancer.

Le cancer fait toujours mal
FAUX. Pas forcément, car comme l’indique l’Institut Curie seulement 30% des patients atteints de cancers expérimentent des douleurs modérées à fortes pendant la maladie. L’intensité de la douleur (mécanique, inflammatoire, neuropathique) n’est pas liée à la taille d’une tumeur ou à la « gravité » de la maladie, mais à l’endroit où se situe la tumeur: certaines zones sont plus richement innervées que d’autres.

Pour qu’un cancer fasse mal, il faut que la tumeur ou des métastases touchent, compriment ou envahissent une partie sensible du corps. « Certains cancers sont douloureux dès le début et d’autres ne provoquent aucune douleur, même à un stade avancé de la maladie. Il est important cependant de la signaler rapidement, lorsqu’elle apparaît ou si elle augmente, afin que votre médecin en détermine la cause. », explique l’Inca sur le sujet.

Si ma mère et ma grand-mère ont eu un cancer du sein, j’en aurai un
FAUX. Le diagnostic de cancer ne veut pas systématiquement dire qu’un risque particulier existe pour les autres membres de la famille. Selon l’Inca, « si plusieurs cas de cancers sont observés dans une famille, c’est souvent dû à la fréquence actuelle des cancers (un homme sur 3 et une femme sur 4 risquent aujourd’hui de développer un cancer au cours de leur vie, principalement après 50 ans). »

Pour certains cancers, toutefois il peut exister dans la famille une prédisposition héréditaire en relation avec la présence d’un gène qui est abîmé, on parle alors de gènes de prédisposition. Ainsi, l’Inca estime par exemple qu’environ 5 à 10% des cancers du sein sont liés à un risque héréditaire. Deux gènes de prédisposition aux cancers du sein sont notamment connus, appelés BRCA1 et BRCA2.

Je mène une vie la plus saine possible, je n’ai pas besoin de dépistage
FAUX. Certes, on pourrait éviter 40% des cancers en modifiant son mode de vie puisqu’il existe des facteurs de risque dont certains sont évitables car liés à nos modes de vie et à nos comportements. Le tabac en est de loin le principal, responsable de 47 000 décès par cancer chaque année. Il est également recommandé de limiter voire d’éviter la consommation d’alcool et de privilégier la consommation de fruits, de légumes et de fibres alimentaires.

Mais une bonne hygiène de vie n’exempte pas de participer aux deux campagnes de dépistages organisées par les pouvoirs publics: le cancer du sein et le cancer colorectal. « La détection du cancer du col de l’utérus chez les femmes de 25 à 65 ans va également faire l’objet d’un dépistage organisé, à partir de 2018. », précise l’Inca.

Certains régimes peuvent guérir les cancers
FAUX. Depuis quelques années, le jeûne et les régimes apparentés font l’objet d’un engouement du fait de leurs potentiels effets sur la réduction du risque de développer certains cancers ou sur l’efficacité et la tolérance des traitements associés. Sur le sujet, les cancérologues des Hospices Civils de Lyon sont clairs: « il n’y a pas de preuve d’un effet protecteur du jeûne et des régimes restrictifs en prévention primaire, c’est-à-dire à l’égard du développement des cancers, ou d’un effet bénéfique pendant la maladie. »

Les patients ne doivent pas hésiter à en parler de ce sujet avec leur médecin car « à l’inverse la perte de poids observée dans les études suggère un risque d’aggravation de la dénutrition. », ajoutent-ils. La nutrition équilibrée reste en revanche une question essentielle dans la prévention des cancers et pendant les traitements.

La recherche dans ce domaine n’avance pas
FAUX. La recherche sur le cancer concerne tous les niveaux: prévention des facteurs de risque, dépistage et détection précoce, traitements, meilleure compréhension des mécanismes des tumeurs. « La recherche a connu de grandes avancées depuis une dizaine d’années. Ainsi, des vaccins sont désormais disponibles contre certains virus dont on sait qu’ils peuvent, à long terme, provoquer un cancer: les papillomavirus et le virus de l’hépatite B. », indique l’Inca.

Dans le domaine du dépistage, la mise au point de techniques d’imagerie comme l’IRM, permettent aux radiologues de mieux examiner les organes et donc, de détecter des tumeurs de très petite taille qui seraient passées inaperçues auparavant. Enfin, la recherche a également permis d’associer plus efficacement les traitements ou de mettre au point des médicaments adaptés à chaque type de cancer, ce qu’on appelle la médecine de précision.

Source: BFMTV

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