Venezuela: la conférence épiscopale demande à son tour à Maduro de partir

J-2 avant l’investiture de Nicolás Maduro pour un deuxième mandat à la tête du Venezuela. Mais les appels à ne pas reconnaître la légitimité du président se multiplient. Après le Groupe de Lima, et l’Assemblée nationale vénézuélienne, la conférence épiscopale vénézuélienne s’est à son tour exprimée, lundi 7 janvier.

Pour les évêques vénézuéliens, le second mandat de Nicolás Maduro est « illégitime » et « moralement inacceptable ».

Selon le président de la conférence épiscopale, Mgr José Luis Azuaje, son élection a soulevé trop de doutes quant à sa transparence.

Dans un communiqué lu à la presse, il a ajouté que le gouvernement avait causé jusqu’à présent « une détérioration humaine et sociale pour la population et les richesses de la nation ».

Pour faire face à l’hyperinflation et les pénuries en tout genre, le religieux prône « un changement radical de politique et d’acteurs politiques ».

Tout comme le Groupe de Lima, la conférence épiscopale considère l’Assemblée nationale, acquise à l’opposition, comme la seule institution démocratiquement élue.

Dans un pays à 90% chrétien, l’Eglise exerce une influence majeure. Notamment dans les quartiers populaires, où les prêtres viennent en aide aux plus pauvres.

Mais les relations avec le chavisme ont toujours été tendues. Nicolás Maduro a d’ailleurs de nombreuses fois accusé l’Eglise vénézuélienne d’œuvrer pour déstabiliser le pays.

Source: RFI

Please follow and like us:

Pin It on Pinterest