Venezuela: «attaque terroriste» sur le Tribunal suprême selon Nicolas Maduro

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a dénoncé une «attaque terroriste» contre le siège du Tribunal suprême de Justice et le ministère de l’Intérieur et déclare avoir «activé toutes les Forces armées pour défendre l’ordre». L’attaque n’a pas fait de victimes selon le président Maduro. Elle intervient dans un contexte très tendu au Venezuela où l’opposition manifeste depuis presque trois mois contre le Président chaviste exigeant notamment des élections anticipées.

Le président vénézuélien a annoncé qu’une « attaque » à la grenade avait été menée depuis un hélicoptère de la police scientifique contre le siège du Tribunal suprême de justice. Les projectiles n’ont pas explosé, a précisé Nicolas Maduro qui a ajouté que l’hélicoptère, un appareil de la police scientifique, a également survolé le ministère de l’Intérieur.

« Nous allons capturer très vite l’hélicoptère et ceux qui ont réalisé cette attaque terroriste », a déclaré le président Maduro.

Un communiqué de la présidence évoquait un peu plus tard non plus des grenades mais des engins et des coups de feu tirés contre le ministère de l’Intérieur.

Sur les réseaux sociaux circulaient des photos montrant un hélicoptère survolant Caracas et affichant une banderole sur laquelle était écrit « 350 Libertad », en référence à l’article de la constitution autorisant la déchéance de gouvernements hostiles aux garanties démocratiques.

Pour l’heure, les Forces Spéciales sont toujours à la recherche de l’hélicoptère et de l’auteur de cet acte identifié par les autorités comme inspecteur de la police scientifique, rapporte notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez.

Le président Maduro a pris à partie l’opposition, l’exhortant à « condamner cette attaque ».

Immédiatement, le président du Tribunal Suprême de Justice a emboîté le pas du chef de l’Etat. Il a assuré que « ce type d’actions n’allait pas intimider les magistrats mais les rendrait au contraire plus fermes dans leurs décisions inscrites dans la Constitution ».

Le Tribunal Suprême de Justice est une des principales cibles des critiques de l’opposition. Depuis la victoire de l’opposition aux législatives de décembre 2015, le TSJ a rejeté toutes les décisions des députés, les déclarant « nulles et non avenues ».

A noter que de fortes tensions se sont aussi déroulées à l’entrée de l’Assemblée nationale ce mardi alors que les parlementaires tenaient session. Les députés d’opposition, majoritaires dans l’hémicycle, ont accusé « des groupes violents proches du gouvernement » d’empêcher leur sortie du Parlement pendant plusieurs heures

Source: RFI

Pin It on Pinterest