Stress post-traumatique: contrôler sa mémoire serait la clé de la résilience

La revue Science a publié les résultats d’une étude pour mieux comprendre l’origine du stress post-traumatique. Une étude qui s’inscrit dans le cadre d’un plus vaste programme transdisciplinaire, créé au lendemain des attentats du 13 novembre 2015. Cette étude, intitulée « Remember », vise à aller plus loin dans la compréhension de la mémoire humaine, pour proposer aux victimes des attentats de nouvelles pistes de traitement.

Pourquoi certaines personnes ayant vécu un traumatisme souffrent-elles de stress post-traumatique, alors que d’autres ne développent jamais ce trouble ? C’est en substance la question à laquelle tentent de répondre les chercheurs de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale). L’étude est fondée sur l’analyse d’imagerie cérébrale d’un groupe de 175 participants volontaires. L’échantillon est composé à la fois de personnes souffrant de troubles, de personnes au contraire en résilience, et d’autres n’ayant jamais été exposées au traumatisme.

Un dysfonctionnement des réseaux contrôlant la mémoire décelé

Le trouble de stress post-traumatique varie d’une personne à l’autre, tant dans la durée que dans la force de ses manifestations. Il se caractérise par plusieurs symptômes, notamment l’intrusion fréquente et donc non contrôlée du souvenir des images, des odeurs et des sensations associées à un événement particulièrement choquant, dangereux ou effrayant.

L’étude « Remember » montre que la manifestation de ce stress post-traumatique, qui a longtemps été attribuée à une défaillance de la mémoire, serait également liée à un dysfonctionnement des réseaux cérébraux qui la contrôlent. Des résultats qui permettent d’envisager de nouvelles pistes de traitement dans les années à venir.

Source: RFI

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