Rapport Onusida: des améliorations sauf en Europe de l’Est

Le nombre de morts du Sida dans le monde est divisé par deux depuis 2005. C’est l’une des bonnes nouvelles du rapport de l’Onusida publié ce jeudi. Autre point positif : le cap des 50% de personnes séropositives sous traitement vient d’être franchi en juin. Un tournant incontestable dans la lutte contre le virus. Mais il reste encore beaucoup à faire notamment sur les discriminations liées au virus et aux pratiques sexuelles.

L’accès aux traitements antirétroviraux s’améliore partout dans le monde à l’exception de l’Europe de l’Est. Plus inquiétant encore, la Russie concentre les trois-quarts des nouvelles infections dans cette région.

Pour Michel Sidibé, directeur de l’Onusida, la prévention contre le VIH se heurte, en Europe de l’Est à la discrimination d’une population clé : les homosexuels. « Je pense qu’il y a un problème de décision politique. Aujourd’hui on sait que ce sont les lois qui font que les personnes se cachent et que ces personnes se cachant parce qu’elles ont peur d’être considérées comme des criminels, ces personnes vont généralement infecter d’autres personnes. »

En Afrique, les soins parviennent mieux et plus rapidement aux malades. Mais dans le même temps, il faut aussi lutter contre les préjugés.

Christine Kafando a été la première femme séropositive à témoigner à visage découvert au Burkina Faso. « C’est vrai qu’il y a beaucoup de séropositifs qui n’osent pas parler à cause de la discrimination, la stigmatisation et le rejet. Il faut d’abord lutter contre ce fléau-là et ensuite voir comment on peut encourager les personnes vivant avec le VIH à aller au dépistage, parce que le fait de ne pas en parler ça veut dire que quelque part tu renies quelque chose. »

En 2016, 5 000 nouvelles personnes par jour ont été infectées par le VIH.

Source: RFI

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