Présidentielle: pourquoi plus de 16.000 votes ont été annulés par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a publié mercredi les résultats officiels du second tour de l’élection présidentielle. Le rapport du Conseil constitutionnel a mis en évidence des irrégularités dans certains bureaux de vote, ayant entraîné l’annulation des suffrages de ceux-ci.

Présence de bulletins blancs, pas assez de membres pour tenir les bureaux de vote présents, signatures sur les registres avant de voter, des irrégularités dans les bureaux de vote ont été relevées par le Conseil constitutionnel lors du vote du second tour de l’élection.

Publiés mercredi, les résultats définitifs du second tour de l’élection présidentielle ont confirmé la victoire d’Emmanuel Macron face à Marine le Pen. Mais ils ont également mis en lumière des irrégularités ayant entraîné l’annulation des suffrages dans plusieurs communes de France et d’Outre-mer.

En tout se sont 16.467 suffrages dans 33 bureaux de vote qui ont été annulés. Pas de quoi renverser une élection qui se joue sur des dizaines de millions de votants. Mais du Calvados à Mayotte en passant par la Haute-Corse, les magistrats délégués du Conseil constitutionnels dépêchés pour s’assurer de la bonne tenue du scrutin ont dénombré pas moins de 16 infractions différentes ayant entraîné l’annulation des suffrages.

Signatures similaires dans l’Yonne

A Mamoudzou, la préfecture de Mayotte, des électeurs ont constaté la présence de bulletins au nom de l’un des candidats dans les enveloppes. Alerté par un électeur et par un magistrat délégué du Conseil constitutionnel, le président du bureau « qui à la responsabilité de veiller à la régularité du scrutin, n’a pas mentionné cette irrégularité au procès-verbal des opérations des votes ». Les 195 suffrages émis dans ce bureau de vote ont donc été annulés par le Conseil constitutionnel

Plus grave, dans l’Yonne, au sein du bureau de vote numéro deux d’Appoigny, la liste d’émargement du bureau de vote « fait apparaître des signatures similaires pour l’ensemble des votants », entraînant l’annulation des 638 suffrages exprimés.

Problèmes d’urnes à Bastia

Dans le Rhône, à Givros, 449 suffrages ont été annulés après que des électeurs souhaitant assister au dépouillement se soient vu refuser l’accès au bureau de vote. Or les articles L. 65 et R. 63 du code électoral permettent à des électeurs « d’exercer leur droit à surveiller le dépouillement des votes ».

A Bastia se sont deux problèmes liés aux urnes qui ont été recensés. Dans le bureau de vote numéro 11 de la préfecture de Haute-Corse, « l’urne était ouverte de sorte qu’il était possible d’y introduire des bulletins par une autre ouverture que celle prévue à cette fin », comme l’a constaté un magistrat délégué du Conseil constitutionnel. Au bureau de vote numéro 17, un envoyé du Conseil constitutionnel a remarqué que le président du bureau de vote était munis de deux clés de l’urne. Repéré, il a tenté de dissimuler l’irrégularité au magistrat du conseil constitutionnel. Les 817 suffrages exprimés sur ces deux bureaux de votes ont été annulés.

Ces 16.467 suffrages annulés n’auraient pas suffi à changer le résultat final, Emmanuel Macron ayant devancé son adversaire de plus de 10 millions de voix. Au premier tour de l’élection présidentielle, des irrégularités avaient été constatées dans 21 bureaux de vote.

Source: BFMTV

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