Présidentielle au Kenya: violences et irrégularités lors des primaires

Au Kenya, les primaires des différents partis en vue de la présidentielle d’août prochain ont été marquées par des violences et de nombreuses irrégularités. Elles se sont tenues dans tout le pays ces dernières semaines et se sont terminées dimanche 30 avril. Selon un communiqué du bureau du procureur général publié mercredi soir, 62 personnes ont été inculpées suite à des incidents.

Parmi les inculpés, un candidat au poste de gouverneur, deux membres des assemblées locales, et un parlementaire. Ils sont accusés, entre autres, de possession illégale de matériel électoral, de corruption d’électeur, ou encore d’incitation à la violence. Le procureur général a également annoncé l’ouverture d’enquêtes sur au moins six incidents violents dans le pays.

A Nairobi, une personne a été tuée et une autre gravement blessée dans des affrontements entre militants de candidats rivaux. Scènes similaires à Migori, dans l’ouest du pays et à Busia, des fiefs de l’ODM, le parti de l’opposant Raila Odinga.

Plusieurs jours après la fin des primaires, la tension reste vive, les résultats sont contestés dans de nombreuses circonscriptions. Des centaines de plaintes ont été déposées devant les tribunaux spéciaux mis en place par les partis, près de 500 dans le cas du Jubilee, le parti au pouvoir, selon la presse kényane.

Le président Uhuru Kenyatta a d’ailleurs appelé les cadres de son parti à accepter les résultats des urnes. Car le temps presse : le Jubilee comme les différents mouvements de la coalition d’opposition NASA doivent présenter les noms de leurs candidats à la commission électorale avant le 10 mai.

Source: RFI

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