Postes clés de l’UE: après la nuit blanche, un accord en perspective?

Après une interminable et stérile nuit blanche de négociations, les chefs d’État et de gouvernement européens pourraient conclure, ce lundi 1er juillet, un accord concernant les nominations à la tête de l’Union européenne. À la mi-journée, un nouvel élan semblait animer les dirigeants européens.

Les négociations ont repris ce lundi matin. Cela fait près de vingt heures d’affilée que les chefs d’États et de gouvernement discutent, écrit notre envoyé spécial,Anthony Lattier. Ils alternent entre des séances à Vingt-Huit et des négociations en petits comités. Selon une source européenne, il y a ces dernières heures un « nouvel élan », les discussions sont plus « constructives », alors qu’elles étaient presqu’au point mort dans la nuit.

Le première proposition revient sur la table
Finalement, dit Anissa El Jabri, notre autre envoyée spéciale à Bruxelles, on reviendrait sur la toute première proposition qui avait été faite pour la tête de la Commission européenne : celle de la nomination de Frans Timmermans. Le Néerlandais, polyglotte expérimenté, était déjà ces deux dernières années numéro deux de la Commission.
Il avait aussi très largement gagné les élections dans son pays. Frans Timmermans est par ailleurs « Macron et Merkel compatible ». Mais il faisait face au refus des pays du groupe de Visegrad. La Pologne et la Hongrie – en tête – lui en veulent pour avoir pesé dans le déclenchement de procédures pour violations de l’État de droit les visant.

Deuxième nom cité par l’agence Reuters : celui de la Bulgare Kristalina Georgieva, actuelle directrice générale de la Banque mondiale et ex-commissaire européenne, pressentie pour la présidence du Conseil européen. Le Premier ministre belge, Charles Michel, est bien placé pour le poste de Haut représentant pour les affaires étrangères.

L’autorité de Merkel contestée
Ce sommet a aussi été marqué par une crise au sein de la droite européenne, et pour la première fois dans un Conseil européen, la contestation de l’autorité d’Angela Merkel.
Rien ne dit évidement que c’est ce scenario qui sera adopté. Il faut que le « paquet » comme l’on dit ici soient acceptable par tous, et que chacun puisse sauver la face. Cette année, la recomposition des forces suite aux élections européennes ne permet pas facilement de dégager une majorité, c’est pour cela que cela prend autant de temps. En tout cas, le Français Emmanuel Macron et l’Allemande Angela Merkel poussent pour que personne ne sorte du sommet avant qu’une solution soit trouvée.

Source: RFI

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