Opération ‘’Épervier’’: Hamed Bakayoko invite les forces à maintenir la pression

Parmi ces interpelés, une cinquantaine a été déférée devant les tribunaux dont deux braqueurs. 38 fumoirs détruits. Trois champs de cannabis également détruits.

Opération ‘’Épervier’’: Hamed Bakayoko invite les forces à maintenir la pression

Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, a effectué ce jeudi 8 juin, une visite dans la commune d’Abobo en vue de rassurer la population sur la question sécuritaire après une opération de sécurisation de grande envergure.

Au terme d’une opération dénommée « opération épervier sur Abobo », le ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, s’est rendu ce jeudi 8 juin, au commissariat du 21ème arrondissement d’Abobo. Cette opération qui s’est déroulée dans la période du 31 mai au 7 juin 2017 dans ladite commune, a été une initiative de la direction générale de la police nationale.

Elle a réuni près de 4000 éléments des forces de sécurité, notamment la Police nationale, la Gendarmerie nationale, les Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci), le Ccdo. Ces éléments avaient pour mission de traquer les délinquants et de détruire les fumoirs dans cette commune. Ce, en vue de rassurer les populations.

A l’issue des actions conduites par le chef du district d’Abobo, le commissaire principal de police Timité Vassindou, les agents ont fait plusieurs interpellations et des saisies. Ce sont 595 individus dont huit mineurs (élèves en classe d’examen) interpelés et remis à leurs parents.

Parmi ces interpelés, une cinquantaine a été déférée devant les tribunaux dont deux braqueurs. 38 fumoirs détruits. Trois champs de cannabis également détruits. En termes de saisies, 63 comprimés de valium, deux armes à feu, 42 armes blanches, 13 motos volées et retrouvées, 545 boulettes de cannabis et une grenade ont été enregistrés.

Afin d’accentuer les recherches pour dénicher tous les délinquants, les dealers et les caches d’armes, Hamed Bakayoko a invité les forces présentes à maintenir la pression.

Les 595 interpelés étaient en majorité des adultes. Les huit mineurs représentent 1,34% contre 98,66% d’adultes. C’est pourquoi, Hamed Bakayoko a invité la population à ne pas stigmatiser ces mineurs. « Les enfants sont en conflit avec la loi. Il n’est pas question de les stigmatiser. Sinon, ils deviendront encore plus dangereux », dira-t-il.

A l’en croire, la solution est de les aider à se resocialiser par le biais de la Cellule de coordination, de suivi et de réinsertion (Ccsr). La particularité de cette opération d’Abobo est de mettre définitivement fin au phénomène de « microbes ».

Faut-il le rappeler, le phénomène est né après la crise post-électorale. Il s’agit généralement d’adolescents dont l’âge oscille entre 8 et 17 ans.

Source: Fraternité Matin

Pin It on Pinterest