L’UE inflige des sanctions aux services de renseignement iranien

Après que l’Union européenne a décidé d’inclure sur sa liste noire du terrorisme une branche du ministère iranien du Renseignement, Téhéran a rejeté ces accusations et dénoncé un complot visant à nuire à ses relations avec l’UE.

« Aucun autre pays n’a un de ses services de renseignements sur une liste de terroristes. C’est un signal très fort que nous envoyons à l’Iran ». La phrase est signée du chef de la diplomatie danoise.

La « Direction pour la sécurité intérieure » du renseignement iranien rejoint donc sur la liste noire européenne le Hamas, al-Qaïda et les talibans.

Sont visés tout particulièrement par le gel de leurs avoirs financiers en Europe à partir de ce mercredi, deux responsables du service : le ministre adjoint et le directeur général du renseignement iranien. Ce dernier étant un diplomate en poste à Vienne.

Prise à l’unanimité des Etats membres, cette décision intervient alors que La Haye a accusé pour la première fois mardi Téhéran d’être impliqué dans le meurtre de deux dissidents sur le sol néerlandais en 2015 et en 2017, ce qui avait conduit à l’expulsion de deux diplomates iraniens.

Mais le Danemark les pointe aussi du doigt pour préparation d’un attentat contre le représentant local d’un groupe séparatiste.

Tandis que la France accuse Téhéran d’avoir commandité un projet d’attentat. Un attentat déjoué qui visait un rassemblement organisé fin juin dernier près de Paris par un mouvement d’opposition iranien, les Moudjahidines du peuple. Les enquêtes avaient mené à des arrestations en Belgique et en Allemagne.

Toutefois, l’UE fait une distinction claire entre ces affaires et l’accord sur le nucléaire, a réaffirmé mardi le ministre danois des Affaires étrangères.

Source: RFI

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