Jeux olympiques: Los Angeles résigné à voir les JO 2024 à Paris?

Le patron du Comité de candidature de Los Angeles à l’organisation des Jeux olympiques d’été 2024 a clairement évoqué la possibilité d’accueillir l’édition 2028. Les propos de Casey Wasserman laissent ainsi penser que Paris serait en meilleure position pour obtenir les JO 2024.

« Pour parler franchement, LA 2024 n’a jamais été uniquement à propos de Los Angeles ou uniquement à propos de 2024. » Cette petite phrase, de Casey Wasserman, dans un communiqué publié ce 7 juin 2017, a plongé le monde de l’olympisme dans une certaine stupeur. Le président du comité de candidature de Los Angeles pour les Jeux d’été 2024 laisse ainsi penser que la ville californienne s’est résignée à obtenir l’édition 2028. De fait, les JO 2024 iraient à Paris, seule autre ville candidate à l’organisation de l’événement.

Face à l’émoi provoqué par ces déclarations, le responsable presse de LA 2024, Jeff Millman, a tenté d’en relativiser la signification : « Los Angeles est la ville hôte idéale pour accueillir les Jeux de 2024 et être partenaire du mouvement olympique. Elle ne concède rien dans la course pour les Jeux de 2024. »

Cette mini-polémique intervient quelques jours après la parution d’un article du Wall Street Journal assurant que le Comité international olympique (CIO) tente de trouver un accord avec les deux villes pour qu’elles organisent successivement les JO. Le CIO peine en effet de plus en plus à trouver des candidats pour organiser son événement-phare et serait soulagé de voir le perdant désigné organisateur des Jeux de 2028.

Los Angeles moins rigide que Paris sur 2028 ?

Le choix du CIO ne sera dévoilé que le 13 septembre à Lima, au Pérou. Jusqu’ici, les responsables parisiens se sont montrés inflexibles concernant 2024. Officiellement, Paris ne rêve que de Jeux d’été organisés 100 ans après la dernière édition dans la capitale française.

Une apparente rigidité dénoncée indirectement par Casey Wasserman : « Quand la question de la double désignation pour 2024 et 2028 a été soulevée pour la première fois, nous n’avons pas dit « LA en premier » ou « C’est maintenant ou jamais », ce qui aurait eu des allures d’ultimatum. […] On aurait pu utiliser cette stratégie, mais nous ne l’avons pas fait, car nous pensons que cela aurait été présomptueux de dire au CIO ce qu’il devait faire et penser. »

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Source: RFI

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