Israël: d’anciens chefs des forces de sécurité dénoncent l’occupation

Deux anciens chefs des services secrets et un ancien commandant de la police israélienne ont participé à une conférence organisée à Jérusalem par Breaking the Silence (Brisons le silence) jeudi soir. Composée d’anciens soldats, cette ONG qui dénonce les agissements de l’armée israélienne dans les Territoires occupés est dans le viseur du gouvernement de Benyamin Netanyahu.

Ils s’expriment rarement en public, mais ce soir-là des anciens chefs des forces de sécurité prennent le micro un à un pour dénoncer de leurs voix tremblotantes la politique menée par l’Etat hébreu. Carmi Gillon, qui a dirigé les services secrets israéliens, n’a pas de mots assez durs pour qualifier l’occupation des Territoires palestiniens.

« C’est un cancer qui fait seulement du mal au pays, c’est un cancer, une maladie que nous devons soigner avec le meilleur remède : celui de cesser l’occupation », lâche-t-il.

Défense de la liberté d’expression

La galerie Barbur où se tient lia conférence est menacée de disparition depuis qu’elle a accueilli un évènement similaire récemment. Et Ami Ayalon, ancien gradé de l’armée le martèle, la liberté d’expression est en danger : « La liberté de parole, c’est un principe de base, c’est pour cela que c’est important pour nous d’être ici et dire : “Ecoutez, c’est notre démocratie qui est en jeu”. Ce n’est pas seulement l’occupation même si c’est l’une des principales causes de ce processus. C’en est assez. »

La mairie de Jérusalem a donné trois mois à la galerie Barbur pour fermer ses portes. L’ONG Brisons le silence est quant à elle régulièrement attaquée par la droite israélienne.

Source: RFI

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