Guinée : la CEDEAO sanctionne les putschistes et réclame des élections

Le représentant de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, Mahamat Saleh Annadif, a dit lundi à Conakry escompter une transition d’une « durée raisonnable », qu’il appartiendra aux Guinéens de déterminer.

La Cédéao se retrouve dans une situation comparable à celle qu’elle a connue au Mali voisin en août 2020. A la suite d’un putsch similaire, elle avait pris des sanctions essentiellement économiques et suspendu le pays de l’organisation.

Ces sanctions avaient été levées à la suite de l’engagement des militaires maliens sur la voie d’une transition de 18 mois maximum pour rendre le pouvoir à des dirigeants civils issus d’élections. Mais la communauté internationale exprime des inquiétudes croissantes sur le respect de ces échéances.

Comme au Mali, les militaires guinéens peuvent se prévaloir d’une certaine popularité, comme en attestent les manifestations de joie observées dans différents quartiers de Conakry, encore alimentée par la libération de dizaines de prisonniers d’opinion, la levée de barrages dressés dans les quartiers favorables à l’opposition, ou encore ses engagements à sanctionner sévèrement toute exaction des forces de sécurité.

Ils ont dissous le gouvernement et les institutions et aboli la Constitution qu’avait fait adopter M. Condé en 2020 et qui avait ensuite invoqué ce changement de loi fondamentale pour se représenter après deux mandats, malgré des mois de contestation réprimée dans le sang.

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