France: Présidentielle: heurts entre forces de l’ordre et manifestants dans plusieurs villes

Dans la soirée dimanche, les esprits se sont échauffés à Paris, Nantes ou encore Rouen. A l’annonce des premiers résultats, des militants anarchistes et anticapitalistes ont manifesté leur colère. Dans les deux villes, des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu. Au moins trois personnes ont été interpellés à Nantes. A Paris, deux personnes ont été blessées et trois ont été interpellées.

A l’appel de mouvements antifascistes et anticapitalistes, qui entendaient organiser une « nuit des barricades », quelque 300 manifestants s’étaient réunis dès avant les premières estimations de la présidentielle, place de la Bastille.

Les forces de l’ordre, déployées en nombre, ont chargé les manifestants, essuyant des jets de bouteilles et de pétards. Bilan : deux blessés, dont une adolescente. Et trois interpellations, selon la préfecture de police.

Des jeunes venus dire leur colère après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Et manifester « contre » Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Comme cette jeune femme qui dit son désarroi.

A Nantes, « ni banquier, ni raciste »

Ils se font appeler « les ingouvernables ». Certains sont cagoulés, d’autres brandissent des fumigènes. Une grande majorité d’entre eux n’ira pas voter au second tour de l’élection présidentielle. C’est le cas de cette jeune manifestante très en colère, rapporte notre envoyé spécial à Nantes, Alexis Bédu. « Macron-Le Pen, mais quelle grosse mascarade ! Mais que fait la France, que font les Français pour voter comme ça ? S’emporte-t-elle. Je ne me sens pas concernée par leurs programmes, je n’ai pas envie d’élire une personne pour me gérer. Je suis capable de me gérer moi-même en fait. Sûr et certain, je n’irai pas voter. Voter entre la peste et le choléra, ça ne m’intéresse pas du tout. »

Des poubelles sont enflammées. Des affrontements éclatent rapidement avec les forces de l’ordre.

Ce Nantais est lui aussi dépité par le résultat du premier tour. « Les élections présidentielles et les élections en général débouchent toujours sur des faux-plans. On se fait toujours avoir. C’est le consensus mou qui va gagner comme d’habitude », se désole-t-il.

Après un heure de défilé, le cortège se disperse. Mais ces manifestants l’assurent, ils reviendront très vite dans la rue.

Source: RFI

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