En Californie, la riposte s’organise contre le mur de Donald Trump

Dans l’Etat de Californie, trois parlementaires démocrates ont déposé un projet de loi pour pénaliser les entreprises qui participeraient à la construction du « mur de la honte » anti-clandestins voulu par Donald Trump à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

Le projet de mur anti-clandestins voulu par Donald Trump à la frontière avec le Mexique avance. Hier, le département de la Sécurité intérieure a publié officiellement les derniers appels d’offres. Mais le financement de ce mégaprojet estimé entre 12 et 21 milliards de dollars demeure flou.

En Californie, trois élus démocrates ont décidé de s’attaquer précisément au point faible de ce projet : son financement. Ils ont lancé une riposte pour empêcher certains acteurs privés d’investir dans ce projet controversé.

Les trois parlementaires ont présenté un projet de loi afin de pénaliser les entreprises prenant part à la construction du mur. L’objectif: exiger des deux plus importants fonds de pension publics de l’Etat, l’un gèrant les retraites des employés administratifs, l’autre celui des enseignants du public, à ne pas engager leur argent dans les entreprises intéressées par le projet du mur.

« Mur de la honte »

Les fonds publics en question pèsent 500 milliards de dollars. Le projet du mur, lui, est estimé au bas mot à 15 milliards de dollars. Selon la presse américaine, plus de 700 entreprises du bâtiment ont déjà répondu à l’appel à projets de l’administration américaine. Celle-ci doit donner le nom des entreprises retenues le 29 mars prochain.

Pour les opposants au projet, il est temps d’agir. En présentant le projet de loi, Phil Ting, l’un des parlementaires démocrates californiens, a parlé d’un « mur de la honte ». Des propositions de loi similaire ont déjà été formulées à New York et à San Francisco. Le gouvernement mexicain est lui allé jusqu’à menacer les entreprises impliquées dans le projet d’être exclues à l’avenir de tout appel d’offres public.

Le 22 mars, le géant français du BTP Vinci avait quant à lui annoncé qu’il n’avait pas l’intention de participer à la construction du mur. « Il faut que je prenne en compte la réalité de mon entreprise, ma culture, ma manière de faire et la sensibilité, non pas seulement de mes collaborateurs américains, mais au niveau mondial, a déclaré le patron de Vinci, Xavier Huillard. Pour ces raisons-là, mais ça n’est pas du tout un jugement de valeur à l’égard des Etats-Unis, nous préférons plutôt ne pas toucher à ce mur ».

Source: RFI

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