Divorce de Souleymane Coulibaly avec le Al-Ahly en Egypte

L’Ivoirien Souleymane Coulibaly a claqué la porte du Al-Ahly du Caire la semaine dernière. Le buteur dénonce le comportement du club cairote en son encontre. L’ex-sociétaire de Tottenham et de Kilmarnock a eu des mots très durs à l’encontre de son dernier club. Il accuse le club du Caire de lui avoir fait vivre un vrai calvaire.

La semaine dernière, Souleymane Coulibaly a quitté précipitamment l’Egypte et son club d’Al-Ahly. « On me demandait par exemple de fêter mes buts en me prosternant, souligne Souleymane Coulibaly sur le site Football365 Afrique. Je suis musulman pratiquant. Je n’ai pas besoin de montrer au monde entier que je suis musulman. Cette obligation de se prosterner ne m’arrangeait pas. Au-delà de cette anecdote, la manière de vivre et le style de jeu sur le terrain ne me convenaient pas non plus. Certains coéquipiers comme Abdallah (Saïd) ou Hossam Ghaly évitaient de me donner de bons ballons. » Souleymane Coulibaly qui s’exprimait pour la première fois depuis son départ d’Egypte. Recruté cet hiver par Al-Ahly en provenance de Kilmarnock, Souleymane Coulibaly avait signé des débuts intéressants avec 6 buts en 12 matches.

« Si je retournais en Egypte on allait me tuer »

Soulagé depuis qu’il s’est réfugié en Angleterre, Souleymane Coulibaly raconte qu’il ne se sentait plus en sécurité en Egypte. Le club lui aurait confisqué son passeport. « Le jour où j’ai eu la chance de récupérer mon passeport à mon retour du Cameroun (où Al-Ahly était parti jouer le 23 mai à Garoua contre Coton Sport pour le compte de la 2e journée de la phase de poule, victoire 2-0) j’ai aussitôt pris le premier vol pour l’Angleterre », dit-il.

D’après le joueur, ses agents lui ont conseillé de rentrer en Egypte et de présenter ses excuses pour qu’il puisse ensuite trouver une solution pour son départ. « Mais si je retournais en Egypte on allait me tuer. Mes agents m’ont alors lâché », regrette-t-il. Souleymane Coulibaly explique avoir tout fait pour prévenir sa hiérarchie de son malaise. « Au Al-Ahly où la communication est inexistante, tu ne peux pas parler au président. Le coach ne te parle jamais, on t’interdit les interviews. A qui devais-je donc faire part de mes problèmes ? », lâche-t-il.

« Vous vous heurtez à la politique du club et à la mentalité de l’équipe »

Souleymane Coulibaly regrette que le Nigérian Junior Ajayi et l’international tunisien Ali Maaloul, qui formaient avec lui la colonie étrangère d’Al-Ahly, ne l’ai pas soutenu.

« Quand vous jouez dans un pays d’Afrique du Nord, vous vous heurtez à la politique du club et à la mentalité de l’équipe. Bref, je conseille aux joueurs africains de faire l’effort d’aller passer des tests en Europe plutôt que de céder à la sirène de l’argent des pays arabes. Parce que la reconnaissance du talent passe avant l’argent », conclut le meilleur buteur de la Coupe du monde des moins de 17 ans en 2011 avec neuf buts. Le club qui ne s’est pas exprimé pour le moment a saisi la Fifa pour rupture de contrat de la part du joueur.

Source: RFI

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