Des prévisions de croissance à la baisse dans le monde

La croissance mondiale est au plus bas depuis 2016. Après 3,6% l’année dernière, elle devrait s’établir cette année à 3,3%, selon les derniers chiffres publiés ce mercredi par l’OCDE. Et ce ralentissement devrait continuer en 2020.

Sans surprise, l’OCDE emboite le pas au FMI et revoie à la baisse sa dernière prévision de croissance mondiale de novembre dernier. Ce ralentissement est dû en partie aux tensions commerciales, aux incertitudes politiques mondiales et à une baisse de confiance des entreprises. La zone euro est la plus touchée avec une croissance qui ne devrait pas excéder 1% cette année contre les 1,8% attendu il y a encore trois mois.

La croissance allemande poursuit sa décélération et recule de 0,7%. L’horizon est encore plus sombre pour l’Italie qui devrait connaitre une récession avec une perte de 0,2% de son PIB. L’Italie comme l’Allemagne subissent de plein fouet leur dépendance économique au commerce international bousculé par les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Moins exposée, la France tire mieux son épingle du jeu pour 2019 avec une prévision de croissance à 1,3%.

Quant au Royaume-Uni, sa croissance devrait chuter de moitié voire plus en cas de Brexit sans accord avec l’Union européenne. La Grande-Bretagne pourrait perdre jusqu’à deux points de PIB dans les deux ans à venir.

Les Etats-Unis impactés

Outre-Atlantique, les Etats-Unis surfent encore sur la vague de la relance fiscale de Donald Trump. Pour 2019, la croissance américaine devrait atteindre 2,6% puis reculer à 2,2% l’année suivante. De son côté, le président de la Fed de New York John Williams a estimé mercredi que la croissance économique des Etats-Unis allait « considérablement ralentir » cette année, pour s’établir autour de 2%, les mesures ayant dynamisé la première puissance économique mondiale s’estompant.

« Un certain nombre de vents favorables ont donné un surplus de dynamisme à l’économie. Une économie mondiale solide, la relance budgétaire et des conditions financières accommodantes ont toutes contribué à tirer la croissance du PIB et à l’étroitesse du marché de l’emploi », a-t-il rappelé dans une intervention devant le Club économique de New York. « Ces vents favorables faiblissent et s’inversent dans certains cas, et je m’attends à ce que la croissance ralentisse considérablement comparée à celle de l’an passé, à environ 2% », a-t-il ajouté. Il a pointé du doigt trois facteurs : un ralentissement de la croissance mondiale, une plus grande incertitude géopolitique ainsi que les effets de la hausse des taux d’intérêt.

Enfin, l’OCDE s’inquiète des conséquences d’une chute de la croissance en Chine, particulièrement exposée, sur la croissance mondiale. Si l’Argentine reste en récession, ses perspectives de croissance s’améliorent, et le Brésil devrait voir sa reprise s’accélérer à 1,9% cette année. Seules l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud échappent aux révisions pessimistes de l’OCDE.

Source: RFI

 

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