Des milliardaires américains réclament d’être davantage taxés

Dans un message adressé à tous les candidats de la prochaine élection présidentielle américaine, 18 milliardaires réclament l’application d’un impôt sur la fortune pour épargner la classe moyenne.
« Taxez-nous plus », réclament les signataires aux candidats à la Maison Blanche. Dans une lettre publiée en ligne (en anglais) ce lundi 24 juin, le petit groupe de milliardaires américains, parmi lesquels George Soros ou le cofondateur de Facebook Chris Hughes, apportent leur soutien à l’idée d’un impôt sur la fortune.

« Nous écrivons à tous les candidats à la présidence, qu’ils soient républicains ou démocrates, pour apporter notre appui à une taxe modérée sur les fortunes d’un dixième des 1 % des Américains les plus riches – sur nous », y affirment-ils. La richesse de ce 0,1 % de la population est presque aussi importante que celle de 90 % de la population américaine. « Tout nouveau dollar émanant de nouvelles taxes doit venir des plus aisés financièrement, pas des Américains de la classe moyenne ou populaire », ajoutent les 18 signataires, issus de 11 familles.

C’est en quelque sorte contre la politique de l’actuel président des États-Unis que les personnalités se positionnent. Donald Trump a en effet appliqué depuis son accession à la présidence une politique fiscale largement favorable aux plus riches des contribuables. Maintenant que la course à la présidence est ouverte, le débat prend de l’ampleur et instaurer un impôt sur la fortune est une idée qui gagne du terrain.

Plusieurs élus se sont emparés du sujet. Au premier chef, la candidate démocrate aux primaires Elizabeth Warren veut instaurer un ISF jusqu’à 3 % pour les ménages possédant plus de 50 millions de dollars d’actifs. George Soros et les 17 autres signataires de la lettre, tout en se disant non partisans, citent la proposition de la démocrate comme une piste à explorer. C’est une « responsabilité morale éthique et économique » pour le pays affirment les milliardaires. L’idée est soutenue par une majorité d’Américains, dans un pays qui a vu les inégalités se creuser comme jamais depuis 20 ans.

Source: RFI

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