Des migrants coincés dans une zone tampon à la frontière algéro-marocaine

Une quarantaine de Syriens sont bloqués depuis la mi-avril dans une « zone tampon » à la frontière de l’Algérie et du Maroc. Ils ont survécu dans cette vallée désertique grâce à l’aide des populations voisines qui leur apportent à boire et à manger. Les Nations unies décrivent leurs conditions de vie comme « déplorables ». Le Haut Commissariat pour les réfugiés appelle Alger et Rabat à leur permettre de rejoindre un lieu sûr.

La droite était peut-être le chemin le plus court entre la Syrie et le Maroc, mais ce n’était pas le plus sûr. Ces réfugiés ont donc fait un détour par le Liban, le Soudan, la Libye et l’Algérie.

Dans le désert algérien, ils ont réussi, avec l’aide de passeurs, à traverser une frontière théoriquement fermée avec le Maroc. C’était il y a un mois et demi. Depuis, ils sont bloqués aux abords de la ville marocaine de Figuig, dans une zone tampon entre les deux pays. La nuit, ils dorment à la belle étoile. Le jour, quelques draps leur permettent de s’abriter du soleil.

Le docteur Zouhair Lahna, un médecin marocain, est en relation avec eux par téléphone. « On reçoit tous les jours des doléances, des enfants qui ont des coups de chaleur. Là il fait 45 degrés en journée, et le soir ils sont attaqués par les scorpions, les serpents. C’est un peu frustrant de ne pouvoir rien faire », se désole-t-il.

Le docteur Zouhair Lahna dit avoir été empêché de les voir par les autorités marocaines.

Ils disent : ce n’est pas notre problème. Moi je dis c’est comme si quelqu’un était tombé dans la rue devant votre porte, et que vous disiez : c’est par mon problème.

Source: RFI

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