Cyberattaque: l’Anssi craint des répliques régulières

La vague de cyberattaques qui sévit dans le monde depuis vendredi a fait d’autres victimes en France que Renault, a assuré ce lundi 15 mai le patron de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (Anssi). Selon lui, il faut aussi s’attendre à des « répliques régulières » dans les prochains jours.

Le virus informatique de type « rançongiciel », WannaCry, qui a fait 200 000 victimes dans 150 pays depuis vendredi n’a pas dit son dernier mot. « Il faut s’attendre à avoir dans les jours, les semaines à venir, des répliques régulières, a indiqué ce lundi, au micro de France Inter, Guillaume Poupart, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (Anssi). Les attaquants mettent à jour leurs logiciels, les rendent plus performants, d’autres attaquants s’inspirent de leurs méthodes pour conduire des attaques à leur propre profit ».

Pour autant, il ne faut « pas vraiment » redouter un « cyberchaos », rassure le directeur général de l’Anssi. « Dans les pays qui ont recommencé à travailler, il n’y a pas de déclenchement catastrophique, a-t-il expliqué. Par contre, il y a quand même pas mal de victimes et c’est vraiment l’occasion de repasser des messages de prudence et de prévention sur cette question de sécurité informatique. »

D’autres cibles visées en France

Selon des experts, l’attaque a fait plus de 200 000 victimes dans au moins 150 pays.
En France, Renault a indiqué dès samedi avoir été touché par cette agression qui l’a obligé à arrêter la production dans plusieurs usines du groupe. Guillaume Poupart a indiqué lundi qu’il y avait « d’autres » cibles visées en France, mais n’a pas souhaité les nommer. « Les victimes restent avant tout des victimes et ce n’est pas à moi de rajouter du malheur au malheur, a-t-il justifié. On travaille avec eux, on essaie vraiment de rétablir au plus vite dans les cas les plus problématiques. »

Les auteurs de cette opération n’ont pas été identifiés, mais « manifestement, on a affaire à de la criminalité », assure-t-il : « Certaines mafias qui avant faisaient des trafics de drogues ou différents types de trafics, font aujourd’hui de l’attaque informatique. C’est plus facile, ça coûte moins cher, c’est beaucoup moins risqué et cela rapporte énormément ». « Pour l’instant, manifestement, peu de rançons ont été payées » et « c’est une bonne chose », car cela « alimente un cercle vicieux », a enfin assuré M. Poupart.

Source: RFI

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