Côte d’Ivoire : les mutins présentent leurs excuses et renoncent à toute revendication financière

Dans une vidéo diffusée jeudi soir à la télévision, un militaire présenté comme le porte-parole des 8 400 soldats qui s’étaient mutinés dans les casernes ivoiriennes début janvier a présenté en leurs noms des « excuses », avant d’affirmer qu’ils renonçaient « définitivement à toute revendication d’ordre financier ».

« Nous présentons nos excuses pour les différentes situations malheureuses que nous avons connues », a affirmé le sergent Fofana, indiquant parler « au nom des 8 400 » mutins, lors d’une déclaration enregistrée au palais présidentiel et retransmise dans la soirée du jeudi 11 mai à la télévision nationale.

« Le gouvernement a prêté une oreille attentive à nos problèmes. Nous renonçons à toute revendication d’ordre financier », a-t-il poursuivi lors de cette cérémonie organisée en présence d’Alassane Ouattara. Avant d’ajouter : « En ces temps de réconciliation, nous prenons l’engagement de nous ranger et de nous mettre aux ordres de la République. »

Dans une vidéo diffusée jeudi soir à la télévision, un militaire présenté comme le porte-parole des 8 400 soldats qui s’étaient mutinés dans les casernes ivoiriennes début janvier a présenté en leurs noms des « excuses », avant d’affirmer qu’ils renonçaient « définitivement à toute revendication d’ordre financier ».

« Nous présentons nos excuses pour les différentes situations malheureuses que nous avons connues », a affirmé le sergent Fofana, indiquant parler « au nom des 8 400 » mutins, lors d’une déclaration enregistrée au palais présidentiel et retransmise dans la soirée du jeudi 11 mai à la télévision nationale.

« Le gouvernement a prêté une oreille attentive à nos problèmes. Nous renonçons à toute revendication d’ordre financier », a-t-il poursuivi lors de cette cérémonie organisée en présence d’Alassane Ouattara. Avant d’ajouter : « En ces temps de réconciliation, nous prenons l’engagement de nous ranger et de nous mettre aux ordres de la République. »

« Je vous demande que cela ne se reproduise plus »

Quelques instants plus tard, Alassane Ouattara prenait la parole pour saluer « ces paroles de sagesse et de maturité ». « Ces événements du mois de janvier m’ont véritablement meurtri, m’ont fait mal », a répété à plusieurs reprises le chef de l’État.

« Les Ivoiriens ont été effrayés. Je vous demande que cela ne se reproduise plus. […] Je veux que nous puissions bâtir une armée républicaine, forte, soudée. Nous devons montrer que la Côte d’Ivoire est définitivement en paix », a encore souligné Alassane Ouattara, promettant des mesures « pour que les conditions de vie des soldats s’améliorent ».

« La Côte d’Ivoire traverse des moments très difficiles »

Début janvier, des mutineries avaient éclaté dans plusieurs casernes ivoiriennes. Les mutins, qui réclamaient le paiement de primes, avaient obtenu un premier versement de 5 millions de francs CFA (7 600 euros) en janvier, selon plusieurs sources. Un autre versement, attendu pour le mois de mai, avait été réclamé par les mutins.

Des négociations financières que le gouvernement n’a jamais évoqué, mais qui avaient provoqué la colère en Côte d’Ivoire, notamment parmi les fonctionnaires. En janvier, alors que les casernes grondaient, ces derniers avaient lancé un mouvement social de trois semaines pour obtenir le paiement de leurs stocks d’arriérés de salaires, ce que revendiquent toujours les syndicats de la fonction publique, engagés dans des discussions avec le gouvernement à ce sujet.

Un contexte social tendu et aggravé par la chute des cours du cacao, sur laquelle est revenu le président ivoirien jeudi soir. « La Côte d’Ivoire traverse des moments très, très difficiles. Toutes les couches de la population ivoirienne sont amenées à faire des sacrifices, du fait de la baisse des prix du cacao », a-t-il affirmé. Avant de souligner que cette baisse des prix avait « fait perdre près d’un milliard d’euros » à l’État et que les pertes sèches dans les recettes budgétaires étaient estimées à 150 millions de francs CFA, soit 228 000 euros.

Source: Jeune Afrique

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