Côte d’Ivoire/ La compagnie minière Randgold fait le pari sur l’avenir (Mark Bristow)

La compagnie Randgold Resources qui exploite la mine d’or de Tongon, en dehors d’autres permis en exploration ou en attente, fait le pari sur l’avenir, notamment en Côte d’Ivoire.

« Si je devais faire un pari, je le ferai sur la Côte d’Ivoire… », a déclaré le PDG de Randgold, Dr Mark Bristow, samedi au cours de la rencontre trimestrielle avec la presse, au siège de la compagnie à Cocody, Abidjan.

Dr Bristow justifie sa conviction par le potentiel du sous-sol ivoirien, la qualité des infrastructures offertes par le pays, la compétence des ressources humaines, l’attractivité du Code minier, entre autres. Pour toutes ces raisons, Randgold se situe dans l’objectif d’investir dans le futur en Côte d’Ivoire, a soutenu le PDG.

Pour le cas de la mine d’or de Tongon qui est à quatre ans de la fin de sa durée de vie, les travaux sont en cours pour étendre l’échéance à travers des prospections sur des sites satellites.

D’autres travaux se font sur les permis prometteurs de Boundiali et de Mankono, pour remplacer Tongon. Et ce, en plus des permis propres de Randgold ou détenus en joint-venture avec d’autres compagnies dont l’australienne Newcrest, opérant dans le Sud-Est ivoirien, souligne Dr Bristow.

Par ailleurs, le PDG a annoncé qu’au vu des résultats du premier trimestre -en attendant la publication de ceux du 2ème trimestre prévu le 13 août-, la compagnie devrait atteindre son objectif de produire 285 000 onces en 2017. Le but étant de 300 000 onces en 2018.

Dr Bristow a une fois de plus regretté l’orpaillage clandestin sur certains de ses sites, proposant comme solution, d’ouvrir des couloirs avec l’appui de Gouvernement, pour installer des petits exploitants légaux. Pour lui, il faut que l’Etat prenne une « décision radicale » contre ce « crime organisé » aux conséquences désastreuses, à divers niveaux.

Au dernier trimestre, Tongon a déclaré son 2ème dividende sur lequel les actions du gouvernement, y compris les impôts, était de 20 millions de dollars (12 milliards FCFA). Au total, cette mine a contribué pour un peu moins d’un milliard de dollars (520 milliards FCFA) à l’économie ivoirienne sous forme de redevances, les impôts, les dividendes, les salaires, les paiements aux fournisseurs locaux et les investissements communautaires depuis qu’elle a commencé la production en 2010.

Source: AIP

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