Corée du Sud: la classe politique réagit à la détention de l’ex-présidente

L’ancienne présidente Park Geun-hye vient de passer en trois semaines de son palais présidentiel à une cellule de prison. Accusée de corruption et de trafic d’influence dans un scandale qui a déclenché un immense mouvement de protestation populaire et a provoqué sa destitution début mars, Park Geun-hye a été placée pendant la nuit en détention provisoire. Elle doit aujourd’hui répondre de pas moins de treize chefs d’accusation.

Les partis progressistes affichent leur satisfaction : « Nous allons tourner cette page douloureuse de notre histoire et rassembler nos forces pour construire une nation juste et irréprochable », déclare ainsi le porte-parole de Moon Jae-in, candidat du Parti démocrate et ultra-favori à la prochaine élection.

Côté conservateur, on se demande si cette arrestation était bien nécessaire… mais on respecte la décision du tribunal. Décision qui « marque la fin de l’ère Park Geun-hye », déclare même Hong Joon-pyo, candidat du Parti de la liberté auquel appartient la présidente déchue.

Vers une mise en examen

Dans les prochaines semaines, Park Geun-hye va devoir faire des allers-retours – en habits de détenu – entre sa cellule et le tribunal. Tribunal qui dispose de vingt jours pour prononcer sa très probable mise en examen.

Mais le procès lui-même ne devrait pas commencer avant la fin des élections anticipées, prévues le 9 mai : les juges veulent éviter toute interférence politique avec la campagne présidentielle qui a été lancée par la destitution de Park. Une campagne que les progressistes du Parti démocrate, galvanisés par le scandale, abordent en position de force.

Source: RFI

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