Conseil de sécurité de l’ONU: la France suggère d’ajouter de nouveaux membres permanents

Jeudi, la France a implicitement rejeté la proposition allemande de céder à l’Union européenne son siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU en proposant d’ajouter de nouveaux membres.
La France a implicitement exclu jeudi de céder à l’UE son siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, comme le suggère Berlin, en répliquant qu’elle militait elle-même pour l’obtention de ce statut par l’Allemagne.

Poids diplomatique majeur
« La France est favorable à l’élargissement du Conseil de sécurité (…) pour faire entrer comme membres permanents l’Allemagne mais aussi le Japon, le Brésil, l’Inde ainsi que deux pays Africains », a souligné la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Le vice-chancelier allemand Olaf Scholz, également ministre des Finances, a proposé mercredi que Paris renonce à son statut de membre permanent au profit de l’UE qui se verrait ainsi dotée d’un poids diplomatique majeur.

Paris s’est en revanche dit prêt à « coordonner » ses positions avec l’Allemagne « dans l’esprit du partenariat franco-allemand », a relevé la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès von der Mühll.

Membres non permanents
L’Allemagne a été désignée pour occuper à partir de janvier 2019 l’un des dix sièges de membres non permanents, chacun choisis pour une période de deux ans.

La France est l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, avec le Royaume-Uni, la Chine, la Russie et les États-Unis. Ils disposent d’un droit de veto.

Paris a assuré par ailleurs qu’il « prenait en compte toutes les positions européennes dans l’expression de ses positions nationales » et participait « activement à la coordination de la position de l’Union » au sein de l’ONU.

Le vice-chancelier allemand a admis lui-même que sa suggestion ne serait pas aisée à mettre en oeuvre en raison des réticences françaises.

« Juridiquement impossible »
Dès mercredi, l’ambassadeur de France aux Etats-Unis, Gérard Araud, a d’ailleurs répliqué qu’une telle option était « juridiquement impossible car contraire à la Charte des Nations unies ».

Cette proposition apparaît comme une manière pour les responsables allemands de répondre aux critiques récurrentes dont ils font l’objet sur leur timidité et leur manque d’audace dans les propositions de relance du projet européen, face aux initiatives venant notamment de la France.

Olaf Scholz est par ailleurs issu du parti social-démocrate, membre de la coalition gouvernementale allemande avec les conservateurs de la chancelière. Ses propos n’engagent pas Angela Merkel, même si elle a souvent laissé poindre son intérêt pour un telle option.

Source: BFMTV

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