CNN affirme que Julian Assange a influencé les élections américaines de 2016

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, aurait fait en 2016 de l’ambassade équatorienne au Royaume-Uni un « poste de commandement » pour influencer le résultat des dernières élections présidentielles aux États-Unis, a affirmé la chaîne de télévision américaine CNN, documents à l’appui, le 15 juillet.

« l love WikiLeaks » (« J’adore WikiLeaks ») : en pleine campagne pour l’élection présidentielle de 2016, Donald Trump se réjouissait publiquement de la publication par WikiLeaks d’informations piratées concernant le parti démocrate et Hillary Clinton, sa principale adversaire.

La chaîne de télévision américaine CNNa obtenu des documents vidéo et photos qui montrent l’intense activité de Julian Assange juste avant la diffusion de ces informations qui ont coûté l’élection à Hillary Clinton et permis à Donald Trump d’arriver au pouvoir.

« Poste de commandement » à l’ambassade
Les images du système de surveillance montrent comment Julian Assange a fait de l’ambassade d’Équateur à Londres, où il bénéficiait de l’asile politique, un « poste de commandement » selon les mots de CNNet orchestré le transfert d’informations.

Comme le rapporte CNN, ayant obtenu en exclusivité des documents, il a pu rencontrer des Russes et des hackers et se procurer des ordinateurs puissants ainsi que des disques durs.
Arrêté à l’intérieur de l’ambassade par la police britannique en avril 2019, il a été placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

Audience en février 2020 sur la demande d’extradition
Le fondateur de WikiLeaks ne sera pas extradé vers un pays où il pourrait risquer la peine de mort, a assuré lundi 15 juillet le ministre d’État britannique pour l’Europe et les Amériques, Alan Duncan, lors d’une visite en Équateur.

Accusé par les États-Unis d’avoir divulgué des informations confidentielles portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan, il risque la prison à vie. La justice britannique se prononcera sur la demande d’extradition des États-Unis en février 2020.

Source: RFI

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