CIV- Agrobusiness: la balle désormais dans le camp de M. Coulibaly, Doyen des juges d’instructions

Malgré la réponse ferme du président Ouattara sur le sort réservé aux dirigeants des entreprises d’ Agrobusiness de Côte d’Ivoire, M. Yapi Christophe continue de négocier pour honorer ses engagements auprès des souscripteurs afin de régler les retours sur investissement de ses clients ainsi que leur capital engagé.

Lors de son message à la nation du 1er mai dernier, à l’occasion de la fête du Travail, le président Ouattara s’était prononcé sur le dossier de l’Agrobusiness. Le chef de l’État ivoirien avait surpris plus d’une personne avec la position ferme qu’il avait affichée. Alors que le PDG d’ Agronomix – MonHevea dit vouloir payer les RSI « à chaque souscripteur de Côte d’Ivoire comme à l’étranger » et qu’il a fait de nombreuses « concessions afin de montrer sa bonne foi aux pouvoirs publics ivoiriens », Alassane Ouattara s’était voulu intraitable dans son intention de ne rien concéder aux dirigeants du secteur.

Selon lui, ces derniers « seront traqués jusqu`au dernier F CFA et leurs biens saisis », comme si ce jusqu’au-boutisme pouvait rendre aux dizaines de milliers d’Ivoiriens leur argent. Il ne faut pas oublier que dans le plan de remboursement de l’État, il est prévu de ne verser que 12% des montants engagés dans les opérations, ce qui ne satisfait évidemment personne.

Pour sa part, Monsieur Yapi continue, assisté de son conseil en la personne de Maitre Debborah ABITBOL, avocat du cabinet ABITBOL & Associes à mettre tous les moyens en œuvre pour régler le problème de façon amiable. Selon nos informations, son avocat est toujours en négociation avec M. COULIBALY Ousmane Victor, le Doyen des Juges, afin de trouver une solution à l’amiable au problème. L’homme d’affaires a réaffirmé de façon ferme son intention de rembourser les montants investis par ses clients ainsi que leurs bénéfices dès la signature d’un accord.

Cette offre s’élève à plusieurs milliards de FCFA, un montant que ne peut débourser le gouvernement qui continue de rechercher des fonds pour honorer ses différents engagements.

Malgré cette réalité, le président ivoirien a pourtant déclaré le premier mai : « au début (l’ Agrobusiness) c’était un projet louable et après c’est devenu du vol. Comment expliquer qu’un million d’euros ait été retrouvé sur un compte d’un responsable d’Agrobusiness à l’extérieur du pays, s’il prêtant pouvoir payer les souscripteurs. »

Si tel est que les dirigeants de ces entreprises ne sont pas solvables, le gouvernement ne devrait logiquement pas s’opposer à un accord qu’ils appellent de tous leurs vœux. Celui-ci éviterait de plus aux autorités d’avoir à déployer des moyens très couteux pour rechercher d’éventuels fonds cachés à l’étranger.

Mais avec ce doute publiquement exprimé par le président ivoirien, lequel s’invite de fait dans ce dossier, on se demande si le juge M. COULIBALY Ousmane Victor, cosignataire du mandat d’arrêt lancé contre M. YAPI Christophe, pourra prendre une décision allant dans le sens de l’intérêt des populations sans vexer le président Ouattara.

Source: Afrique sur 7

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