Armes chimiques en Syrie: l’UE allonge la liste des sanctions

L’Union européenne a ajouté ce lundi 17 juillet seize noms à la liste des personnes visées par les sanctions imposées au régime syrien en raison de leur rôle dans le développement et l’utilisation d’armes chimiques contre la population civile.

Huit militaires hauts-gradés et huit scientifiques ont été ajoutés à la liste des personnes visées par les sanctions européennes. Cette décision porte à 255 le nombre de personnes soumises à une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’Union européenne et à un gel de leurs avoirs pour leur responsabilité dans l’utilisation d’armes chimiques contre la population civile en Syrie. Soixante-sept « entités » syriennes sont par ailleurs déjà ciblées par un gel des avoirs.

Le 30 juin, les experts onusiens de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avaient confirmé dans un rapport d’enquête que du gaz sarin avait bien été utilisé lors d’un bombardement sur la localité syrienne de Khan Cheikhoun le 4 avril dernier. Cette attaque, qui avait fait 87 morts, dont de nombreux enfants, a été attribuée par les Occidentaux au régime de Bachar el-Assad. Soutenu par son allié russe, celui-ci a démenti en être à l’origine.

Cette nouvelle liste « montre la détermination (…) à agir contre ceux qui sont responsables d’attaques chimiques » en Syrie, s’est félicité ce lundi le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson à Bruxelles.

Les sanctions prises contre le régime de Damas comprennent notamment un embargo pétrolier, des restrictions sur certains investissements, un gel des avoirs détenus par la Banque centrale syrienne dans l’UE, ainsi que des restrictions sur les exportations d’équipements et de technologies. Prolongées le 29 mai dernier, ces mesures doivent rester en vigueur jusqu’au 1er juin 2018.

Source: RFI

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