Après les mutineries et les grèves: Korhogo lance un appel au dialogue

La journée d’hommage au Chef de l’État a été ponctuée par des témoignages de soutien et une condamnation ferme et unanime des récentes mutineries.
« La région du Poro, pas un pas sans Ado », « Amadou Gon Coulibaly, la loyauté à Ado », « Force 2015, la continuité avec Ado et Amadou Gon Coulibaly », « le Kabadougou derrière le Premier ministre »… Les banderoles, samedi, au stade de Korhogo, communiaient avec l’esprit de solidarité et de sympathie affiché en faveur du Chef de l’État et de son Premier ministre. Tout débute par un air de balafon. Puis, ce sont des prières et bénédictions.

De la voix du chef de Terre Coulibaly Issa, les mânes sont invoqués pour « la paix et la longévité » du couple Amadou Gon et Alassane Ouattara. L’imam Gaoussou Cissé de la grande mosquée de Korhogo y voit « le jour du jour du grand nord ». Le 1er adjoint au maire, Coulibaly Souleymane salue « l’attachement profond, voire viscéral » qui lie les populations du grand nord, mais aussi de toute la Côte d’Ivoire à « leur président bien aimé ». Des populations qui, par « reconnaissance » et ayant « un sens élevé du devoir », ne se sont pas laissées perturber par les mutineries et grèves de janvier et février 2017.

Pour lui, la cérémonie d’hommage est à la fois « opportune » et « une heureuse initiative ». Et le Premier ministre apparaît, plus que jamais, comme « l’homme de la situation » pour avoir réussi son « baptême du feu », en apaisant la tempête. A lui de savoir que, même quand l’enfant sait grimper à l’arbre, il doit « bien s’accrocher au tronc ». Ce qui veut dire le nouveau chef du gouvernement « doit faire davantage, parce que les défis à relever sur le chemin de l’émergence sont encore très nombreux ».

Le ministre Issa Coulibaly, président du comité d’organisation de ces deux journées de soutien qui se sont achevées aujourd’hui, a manifesté au Président Ouattara « une profonde et déférente gratitude » pour avoir fait d’Amadou Gon Coulibaly « le tout Premier ministre de la troisième République ». « Votre nomination a été accueillie avec joie et fierté dans toutes les contrées de la région du Woroba », a renchéri Sanogo Abib, porte-parole du Woroba, allié des sénoufo.

Depuis Korhogo, les dernières mutineries ont été vivement et unanimement condamnées. Et un appel « vibrant et solennel » a été lancé aux différentes corporations à privilégier le dialogue.

Le Woroba, à travers Sanogo Abib, a conseillé « d’éviter l’utilisation de la violence et des armes pour s’exprimer et de privilégier la voie du dialogue ». Le Woroba, a assuré Sanogo Abib, sera « une muraille imprenable infranchissable » autour du Chef de l’État, dont « le leadership » à mis la Côte d’Ivoire « sur la voie de l’émergence ».

Pour le Denguélé, c’est « un pacte maternel d’affection » qui lie Alassane Ouattara à cette région, terre d’origine de sa mère génitrice Nabintou Cissé. Porte-parole du Denguélé, Cissé Sindou a indiqué que le premier mandat d’Alassane Ouattara a été couronné de « grandes réformes » et que chacun devrait s’associer à « cette grande passion » qu’il a de faire de la Côte d’Ivoire « un havre de paix ». Le Hambol, à travers Koné Lassiné, a déploré les violences de début d’année et souhaité que « le pays ne retombe pas dans les travers du passé ».

« Les rois et chefs traditionnels invitent nos enfants à user du dialogue et de l’esprit de réconciliation paisible en toute circonstance, en lieu et place de la violence », a insisté les rois et chefs traditionnels par la voix de leur porte-parole, Dosso Lassina. Une aspiration on ne peut plus partagée.

Source: Fraternité Matin

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