Afrique du Sud, Maroc, Espagne, Océanie: les grandes tendances du vin en 2016

Malgré des volumes en baisse de 3 % par rapport à 2015, la viti-viniculture est partout. L’Italie conserve sa place de premier producteur mondial de vin, devant une France en léger recul, et une Espagne qui pour sa part progresse. Quant au continent africain, il représente un « nouveau monde » pour le vin. Le point avec Jean-Marie Aurand, directeur général de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

L’Italie reste le premier producteur mondial de vin et le vin espagnol se porte bien aussi. Mais il en va de même pour d’autres pays, notamment aux pays d’Océanie. Par exemple l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ce deuxième pays a connu une bonne année 2016, presque de l’ordre du record de 2014 (plus de 3 millions d’hectolitres).

Mais selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), les volumes sont en baisse de 3 % par rapport à 2015. Les reculs les plus marqués ont été recensés au Brésil, qui a perdu plus de la moitié de sa récolte, ainsi qu’en Hongrie. Ou encore en France. A l’origine des mauvaises récoltes de raisin : les aléas climatiques de plus en plus fréquents, selon les régions.

« C’est une production plutôt faible en comparaison aux années précédentes, en raison essentiellement de phénomènes climatiques qui ont affecté la production, confirme Jean-Marie Aurand, directeur général de l’OIV. Je pense en particulier aux pays d’Amérique latine, qui ont subi des intempéries importantes et répétées. C’est le phénomène El Niño qui réapparaît. »

« C’est aussi le cas de certains pays européens, en Europe centrale, mais aussi en France, où certaines régions ont été affectées par des intempéries – gel, grêle ou pluies excessives qui ont engendré une diminution de la récolte. C’est le cumul de ces phénomènes qui explique une récolte plutôt faible en 2016 », ajoute M. Aurand. Et d’évoquer le cas de l’Afrique du Sud, où là aussi, « une période de sécheresse assez importante a pénalisé la production ».

L’Afrique du Sud : « un acteur très significatif du monde viti-vinicole »

Dans ce pays, les récoltes ont en effet chuté de 6 % en 2016. Mais cette donnée ne saurait faire oublier que l’Afrique du Sud domine le monde du vin sur le continent africain, précise le président de l’Organisation internationale de la vigne et du vin. Et ce, grâce à des équipements modernes et un réseau de distribution très développé. « L’Afrique du Sud a exporté en 2016 4,2 millions d’hectolitres. »

L’Afrique du Sud reste le septième producteur de vin dans le monde, « le sixième exportateur en volumes ». « En valeur, elle a exporté pour 629 millions d’euros de vin dans le monde en 2016. Donc, c’est un acteur très significatif du monde viti-vinicole à l’échelle mondiale », décrypte Jean-Marie Aurand.

Mais d’autres pays producteurs progressent également sur le continent africain, emboîtant le pas à leur concurrent du Sud. Notamment le Maroc. « Ils ont un vrai potentiel. Ils sont en train de moderniser leur secteur, d’investir dans les vignobles, pour rénover les cépages ; d’investir aussi dans les caves, dans les équipements », s’émerveille le patron de l’OIV.

« Au Maroc, tous les vins que j’ai dégustés sont des vins incontestablement de qualité, qui sont compétitifs sur le marché international. Et ils sont exportés partout dans le monde », conclut-il. Avec une croissance moyenne de 3 %, grâce à des nouveaux pays consommateurs tels que l’Angola, le Mozambique ou le Nigeria, l’Afrique représente donc aujourd’hui, pour les spécialistes, un marché en pleine expansion.

Source: RFI

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