Afrique du Sud: le remaniement déplaît aux acteurs de la finance

En Afrique du Sud, le remaniement ministériel décidé par Jacob Zuma n’en finit pas de secouer l’économie sud-africaine et les sanctions ne se sont pas faites attendre. L’agence Fitch ratings a emboité le pas vendredi à Standard And Poor’s en reléguant le pays dans la catégorie spéculative, à BB+. Une décision attendue, mais qui n’en est pas moins alarmante pour l’avenir économique de l’Afrique du Sud.

Pour l’agence Fitch, le remaniement ministériel de la semaine dernière, risque de « saper, si ce n’est inverser, les progrès effectués dans la gouvernance des entreprises publiques » en Afrique du Sud, avec de sérieuses conséquences sur les comptes de l’Etat.

L’association bancaire sud-africaine a regretté dans un communiqué les conséquences « dévastatrices » de ce remaniement ministériel, qui va « à l’encontre de l’intérêt national ». « L’Afrique du Sud est plus pauvre aujourd’hui », a relevé l’association.

A l’avenir, le pays aura plus de mal à emprunter sur les marchés et le gouvernement devra sans doute envisager des coupes budgétaires et une augmentation des impôts. Les Sud-Africains doivent eux s’attendre à subir une forte inflation des prix des denrées et des services.

L’Alliance démocratique estime que cette nouvelle dégradation représente un « vote de défiance » vis-à-vis du nouveau ministre des Finances sud-africain Malusi Gigaba.

« Rester positifs »

Celui-ci a d’ailleurs admis qu’il s’agit d’« un pas en arrière » pour l’économie nationale, mais les Sud-Africains sont appelés à « rester positifs » en attendant que la croissance reparte à la hausse.

L’opposition sud-africaine continue quant à elle de dénoncer « le sabotage » de l’économie par Jacob Zuma, et les décisions jugées « stupides » du président, qui risquent d’emmener le pays dans l’impasse.

Source: RFI

Pin It on Pinterest