Activités supposées d’espionnage par Huawei: l’Otan enfonce le clou

Le géant chinois des télécommunications est en pointe dans la technologie 5G, la cinquième génération des réseaux mobiles. De nombreux pays pourraient faire appel à Huawei pour développer cette technologie, ce que redoutent les Etats-Unis. Ce que redoute également l’Otan, organisation de coopération militaire entre des pays européens et nord-américains, dont le secrétaire général s’est exprimé jeudi matin 14 mars.

Les Etats-Unis, l’Australie, le Japon ou encore la Grande-Bretagne ont déjà annoncé que Huawei ne déploierait pas leur réseau 5G en raison des liens étroits que l’entreprise entretiendrait avec le gouvernement chinois, et du risque d’espionnage que Huawei pourrait représenter.

Devant la commission Défense de la Chambre des représentants aux Etats-Unis, le général américain Curtis Scaparrotti, qui commande les forces alliées de l’Otan en Europe, a pointé « l’incroyable capacité d’extraction de données » liée à la « bande passante de la 5G ».

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, se veut plus diplomate. Lors d’une conférence de presse consacrée au bilan annuel de l’Otan, il exprime pourtant la même préoccupation. « Cette question est en partie commerciale et économique, mais elle peut aussi avoir des implications en termes de sécurité. Nous allons mener des consultations, nous allons évaluer l’enjeu, et voir comment l’Otan peut résoudre ce défi, lié aux investissements dans les infrastructures 5G. »

L’entreprise chinoise Huawei a toujours nié les accusations d’espionnage portées à son encontre.

Source: RFI

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