Le Pérou revoit ses conditions d’accueil des migrants vénézuéliens

Depuis ce 1er novembre, les migrants vénézuéliens admis au Pérou ne peuvent plus demander un permis temporaire de permanence, le sésame pour résider, travailler et étudier dans le pays. Mais ces dernières heures, ils étaient encore très nombreux à patienter à la frontière.

Ils sont moins nombreux qu’en début de semaine, mais les migrants vénézuéliens continuent de faire la queue pendant des heures pour pouvoir passer de l’Equateur au Pérou. Beaucoup sont surpris de voir que la frontière est restée ouverte.

Patiemment, les fonctionnaires du Défenseur du peuple, les travailleurs de la Croix-Rouge et de nombreuses ONG leur expliquent ce qui, pour eux, a changé depuis ce 1er novembre. Ils peuvent toujours rentrer au Pérou, mais ils ne pourront plus demander le permis temporaire de résidence qui leur donnait de nombreux droits pendant un an pour vivre au Pérou, y travailler et légaliser leur situation.

Le président Martin Vizcarra a expliqué cette semaine les raisons de ce changement. Il a rappelé que 500 000 Vénézuéliens se sont installés au Pérou depuis janvier, ce qui pèse notamment sur les services d’éducation et de santé. Pour lui, il faut désormais chercher un équilibre entre la solidarité envers des hommes, des femmes et des enfants fuyant une crise catastrophique et la possibilité réelle de les aider sans nuire à la population péruvienne.

De dimanche à mercredi, près de 18 000 Vénézuéliens ont réussi à passer au Pérou avant l’heure limite. Pour tous ceux qui continuent de se présenter à la frontière, il faudra désormais demander un statut de réfugié, plus aléatoire à obtenir.

Source: RFI

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